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Pervis, un triplé pour une légende

François Pervis

François Pervis - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

En décrochant le titre de champion du monde de vitesse individuelle, dimanche soir à Cali, François Pervis s’est offert un triplé mondial historique. Inédit. Et surtout légendaire.

Il le dit lui-même. « Je rentre dans la légende de mon sport. » François Pervis a le discours lucide, quelques minutes après son titre de champion du monde de la vitesse individuelle décrochée dimanche soir à Cali, au nez et à la barbe de l’Allemand Stefan Boetticher. Un qui fait… trois, avec le keirin et le kilomètre, également remportés dans ces Mondiaux par le Français. Un triplé inédit pour le Français, qui remportait pour la première fois le titre sur la vitesse individuelle. Mais surtout légendaire, car jamais encore réalisé en individuel.

En 2001, à Anvers, en Belgique, Arnaud Tournant avait bien frôlé la fameuse passe de trois. Mais si le Roubaisien s’était bien emparé de la vitesse individuelle et le kilomètre, sa troisième breloque en or avait été acquise avec l’équipe de vitesse. Pas en individuel sur le keirin. « C’est un résultat extraordinaire, a savouré le DTN Vincent Jacquet, joint par RMC Sport. François est un grand champion. Il a apporté la dernière touche aujourd’hui. Il a annoncé trois médailles. Il a tenu le pari. » Une réussite savamment préparée pour le Mayennais de 29 ans, invaincu donc à Cali et qui avait déjà rayonné fin 2013, au mois de décembre, en signant deux records du monde (200 m lancé et kilomètre).

Jacquet : « François est un exemple »

Une consécration sur le tard, surtout, pour celui qui était remplaçant en Bleu aux JO de Londres en 2012. Qui en a souffert. Puis choisi de s’exiler au Japon pour quelques mois. Remise en question… beaucoup. Entraînement intensif également. « Les épreuves sur lesquelles il s’est engagé sont toutes individuelles, souligne Jacquet. Cela montre bien le caractère de François à dépasser ses propres limites. Au-delà d’être heureux, il est très fier de ces trois médailles autour du cou. C’est le résultat de trois grosses années de travail. En matière de prise en charge personnalisé, François est un exemple. » Et enfin à la place qu’il souhaitait. Dans la lumière, qu’il avait commencé à voir sérieusement après son premier titre mondial sur le kilomètre, qu’il aura donc conservé à Cali. Plus dans l’ombre des autres pistards français. « François a toujours été dans l’antichambre des meilleurs, reconnait Jacquet. Aujourd’hui, c’est lui qui performe. » Aujourd’hui, c’est lui qui écrit une nouvelle page du cyclisme sur piste français. Et international.

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A.D avec P. Fi