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Un galop d’essai

Titré en équipe et en individuel il y a un an, le Guadeloupéen est une fois de plus le fer de lance de cette équipe de France sur piste.

Titré en équipe et en individuel il y a un an, le Guadeloupéen est une fois de plus le fer de lance de cette équipe de France sur piste. - -

A deux ans des Jeux Olympiques, le gratin de la piste mondiale se donne rendez-vous jusqu’à la fin de la semaine à Copenhague. L’occasion de se tester, mais pas seulement…

La partie de poker menteur a commencé. Autour de la table, les Britanniques bien sûr, mais aussi les Français et les Australiens. A deux ans des JO de Londres, les meilleurs pistards tenteront de s’imposer, tout en veillant à ne pas dévoiler toutes leurs cartes. Particulièrement attendu, Sir Chris Hoy (34 ans), le meilleur pistard du monde, qui renouera avec la compétition un an après la chute qui l’avait privé des Mondiaux de Pruszkow (Pologne).

« Je ne veux pas me ‘cramer’ entre deux Jeux Olympiques, a néanmoins tempéré le triple médaillé d’or écossais de Pékin. Je veux en garder sous la semelle, parce que le plus capital, c’est dans deux ans. Les Mondiaux sont importants, mais Londres l’est encore plus. » Privée de titres chez les hommes en Pologne l’an passé, l’Angleterre s’était surtout appuyée sur Victoria Pendleton, titrée en vitesse individuelle. Autant dire que les Kenny, Hoy et autre Crampton se retrouvent face à un défi de taille : détrôner les Français, vainqueurs en vitesse par équipes (Baugé, Sireau, Bourgain) et individuelle (Baugé), de leur piédestal.

Car depuis 1997, la France a remporté ce titre par équipes à dix reprises lors des Mondiaux, mais s’est retrouvée devancée par sa grande rivale aux JO de Pékin. Pas question donc d’aborder la compétition sur la pointe des pieds. « On court pour gagner ! Deuxième ou troisième, ce serait une déception », explique Florian Rousseau, ancienne gloire de la piste française et actuel entraîneur au sein de la Fédération. Premier à entrer en piste dès aujourd’hui dans la course aux points, Christophe Riblon sait ce qu’il lui reste à faire.

La rédaction