RMC Sport

Pour Armstrong, McQuaid est « pathétique »

Lance Armstrong

Lance Armstrong - -

Dans une interview accordée à Cycling News, Lance Armstrong prolonge sa séance d’aveux orchestrés chez Oprah Winfrey. Il appelle à une commission vérité et réconciliation de laquelle l’UCI et son président seraient exclus.

Son regard sur l’histoire du cyclisme et du dopage
« Ma génération n’était pas différente des autres. La manière de se faire « aider » a évolué au fil des années, mais le fait est que ce sport est vraiment dur. Sur le Tour, des « enfoirés » ont participé depuis un siècle et ont cherché à être avantagés. De sauter dans des trains il y a 100 ans à prendre de l’EPO aujourd’hui. Aucune génération n’a été épargnée ou propre, que ce soit à l’époque de Merckx, Hinault, LeMond, Coppi, Gimondi, Indurain, Anquetil, Bartali ou à la mienne. »

Ses aveux minimalistes
« Je n’ai protégé personne. J’étais là pour parler de moi, de mes expériences et de mes erreurs. Et de personne d’autre. Je suis un grand garçon. »

Sa position sur une commission vérité et réconciliation
« Ce n’est pas que c’est le meilleur moyen (pour aller de l’avant, ndlr), c’est que c’est le seul moyen. Même si je suis dans l’œil du cyclone, ça ne concerne pas un seul homme, une seule équipe, un seul manager. Ça concerne le cyclisme et pour être franc, ça concerne TOUS les sports d’endurance. Lyncher publiquement un homme et son équipe ne va pas résoudre le problème. (…) S’il faut l’amnistie ? Bien sûr. Sinon, personne ne viendra. Personne. »

Son avis sur le fonctionnement de cette commission
« Ce n’est pas à moi de définir les règles de la CVR. Mais je dirais que si vous êtes vivant aujourd’hui, que vous avez fait un podium sur un Grand Tour ou un championnat du monde, vous devriez être appelé à participer. Ça peut paraître ambitieux mais les autorités ont prouvé qu’il n’y pas de limite de temps pour tout ce qui touche au cyclisme. (…) Pourquoi refuser de parler à l’USADA ? Ce n’est pas un sport américain, c’est un sport mondial. Mais j’ajouterai que l’UCI n’a pas sa place à cette table. »

Son jugement sur Pat McQuaid (président de l’UCI)
« (A propos de l’utilité de la commission vérité et réconciliation) Je le pense depuis longtemps. Quand je parlais encore avec ce vieux Pat McQuaid, il y a de longs mois, je lui ai dit : ‘‘Pat, vous devez y penser, une CVR globale et complète est la meilleure solution pour notre sport’’. Il n’a jamais voulu l’entendre. (…) Pat est en mode ‘‘je sauve mon cul’’. Pathétique. »