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Quand la visite d’Obama change le tracé d’une course cycliste

Barack Obama

Barack Obama - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Barack Obama doit se rendre en Belgique ce mercredi dans le cadre d’une visite officielle. Mais sa venue dans un cimetière du sud-est du pays pourrait perturber la semi-classique A Travers les Flandres. Explications.

Barack Obama ne connait sans doute pas « A Travers La Flandre ». Pourtant, le président des Etats-Unis sera l’acteur principal de la semi-classique flamande ce mercredi, dans le sud-est de la Belgique. Le chef d’Etat américain est attendu pour une visite officielle à Waregem, durant laquelle il doit se recueillir dans un cimetière où reposent certains de ses compatriotes tombés pendant la première guerre mondiale. Problème, la route du cimetière en question doit être empruntée par le peloton durant la course. En fonction de l’heure à laquelle Obama se présentera, les deux événements pourraient se télescoper...

La priorité sera évidemment donnée à POTUS (President Of The United States), le nom code utilisé par les services secrets, avec un périmètre de sécurité qui se fiche pas mal des rois de la pédale. Ces derniers ne connaîtront le programme d’Obama qu’au dernier moment. Pour parer à toute éventualité, les organisateurs d’A Travers La Flandre ont donc prévu un itinéraire bis. Avec toutes les contraintes que cela implique. « Ça va dépendre de la durée de sa visite, confie à RMC Sport Guy Délésie, le directeur de la course. Si sa visite dure plus d’une heure, je devrais activer un plan B. Sinon, le parcours restera tel qu’il est. Ce sera une décision prise au dernier moment. Je resterai en liaison avec la police. Soit ils me diront que la route du cimetière est libre, soit de prendre une autre route. Dans tous les cas de figure, on est prêt. »

« Plus tranquille que lorsqu'il y a eu de la neige ! »

Au sein du peloton, les coureurs ont été briefés. Après avoir avancé leur réveil de quelques heures, ils attendent désormais d’en savoir plus sur le planning de Barack. Sans se prendre la tête. « Ce sont des choses qui peuvent arriver, relativise Jérôme Pineau, le puncheur d’IAM. Là, c’est pour une question de sécurité par rapport au président des Etats-Unis. Mais parfois, c’est un éboulement, du mauvais temps ou des travaux sur la route. On va faire avec. Ça va surtout nous obliger à nous lever un peu plus tôt pour rejoindre la zone de départ. Mais ça ne va pas chambouler la course. Ça sera annoncé avant le départ s’il y a une déviation. Donc on s’adaptera en conséquence. »

La journée sera de toute façon particulière pour tout le monde. « C’est la première fois que je suis confronté à une telle situation, confirme Délésie. Mais je suis plus tranquille que l’année passée lorsqu’il y a eu de la neige ! » Les présidents américains font la pluie et le beau temps, mais au moins, ils ne font pas tomber la neige…

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Alexandre Jaquin avec V.P. et J-R M.