RMC Sport

Quels candidats pour Milan - San Remo ?

Peter Sagan

Peter Sagan - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Deuxième à l’issue d’une édition 2013 tronquée et raccourcie en raison des conditions météos difficiles, Peter Sagan sera le favori numéro 1 de cette 105e Primavera, première grande classique de la saison.

Qui pour contrer Sagan ?

Peter Sagan va-t-il enfin décrocher sa première victoire sur Milan - San Remo ? Quatrième en 2012 et deuxième en 2013, le Slovaque tourne autour depuis plusieurs années et se montre confiant au moment d’aborder cette 105e édition. En cas de victoire, il serait le premier depuis Mario Cipollini (2002) à s’imposer après une deuxième place l’année précédente. Plusieurs signes laissent à penser que le coureur de Cannondale pourra enfin s’imposer sur la classique la plus longue de l’année (294km). D’abord l’identité des derniers vainqueurs : les six dernières éditions ont vu s’imposer six coureurs différents. Ensuite, la préparation d’avant-course. Entre 2000 et 2010, les vainqueurs s’étaient fait les dents sur Tirreno-Adriatico plutôt que Paris-Nice. Seuls Matthew Goss (2011) et Simon Gerrans (2012) s’étaient au préalable préparé sur les routes de France. Retour à la « normale » l’année dernière avec Gerald Ciolek, aligné sur le Tirreno-Adriatico.

Gerald Ciolek, vainqueur en 2013 devant Peter Sagan
Gerald Ciolek, vainqueur en 2013 devant Peter Sagan © Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Et si les sprinteurs régnaient ?

En l’absence de Simon Gerrans, malade et forfait de dernière minute, Sagan devra tout particulièrement surveiller Vincenzo Nibali, Michael Matthews, Fabian Cancellara, Alexander Kristoff, Tom Boonen, Mark Cavendish, John Degenkolb ou encore Matthew Goss. Dans cette liste, les habituels « routiers-sprinteurs », plutôt avantagés après le retour d’un circuit plus classique et moins sélectif. Même si Sagan n’a rien à envier à certains sprinteurs, il serait particulièrement inspiré de les éliminer avant d’entrer dans San Remo. Et pourquoi pas dans la Cipressa (5,6km à 4,1% de moyenne, 9% maximum) ou le Poggio (3,7km à 3,7% de moyenne, 8% maximum), les deux tremplins situés respectivement à une vingtaine et six kilomètres du final, habituels juges de paix de la course.

John Degenkolb
John Degenkolb © Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Et les Français dans tout cela ?

La France aura-t-elle un successeur à Laurent Jalabert, dernier vainqueur il y a 19 ans (1995) ? Les meilleures chances françaises sont en tout cas à chercher du côté de la FDJ.fr avec Arnaud Démare, Arthur Vichot ou Yoann Offredo. « Il y a beaucoup de jeunes français qui se montrent motivés et attirés par ces épreuves, souffle le manager, Marc Madiot. Chez moi, j’ai l’embarras du choix pour composer mon équipe. Dans les années qui viennent, il y aura possibilité pour des Français de s’imposer. C’est une quasi-certitude. Il vaut mieux avoir plusieurs atouts dans son jeu pour espérer l’emporter. Je pense que c’est le cas chez nous cette année. On peut aller chercher le graal. » A suivre également Bryan Coquard (Europcar), Tony Gallopin (Lotto-Belisol) et l’inoxydable Sylvain Chavanel (IAM Cycling),quatrième l’année dernière.

Arthur Vichot
Arthur Vichot © Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

A lire aussi :

>>> Toute l'actualité du cyclisme

>>> Paris-Nice : Betancur, le phénomène fan d’Armstrong

>>> Paris-Nice : Voeckler, un coéquipier (presque) anonyme

PTa avec GQ