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Sicard, la Vuelta pour enfin se lancer

Romain Sicard

Romain Sicard - -

Champion du monde espoirs en 2009, Romain Sicard (Euskaltel-Euskadi) n’a plus beaucoup couru depuis deux ans. Mais à 24 ans, il va pouvoir disputer son premier grand Tour à l’occasion de la Vuelta. Entre joie et appréhension.

Sa longue blessure à la jambe droite
« Ça a été un long processus et des moments difficiles. Mais c'est aussi très enrichissant. On apprend beaucoup de ce genre de situation. Je suis encore sur la voie de la récupération et j'ai encore du mal à retrouver toutes mes sensations. Une année sans rien, ça se paye. Mais les choses évoluent vraiment dans le bon sens. Et tout finira par rentrer dans le bon ordre. Ça finira par payer. »

Sa première expérience sur un grand Tour 
« Enfin, ça y est. Cela faisait longtemps que j'avais envie de rouler sur un grand Tour. J'ai eu des problèmes physiques l'année dernière qui m'avaient empêché de faire mes débuts, mais j'avais vraiment hâte. Bien sûr, il y a un peu d'appréhension. Je débute sur une nouvelle épreuve qui est longue et qui sera exigeante. Personnellement, il n'y a pas d'objectifs concrets si ce n'est être là pour aider au mieux mon leader Igor Anton. Mon but, ce sera d'épauler Igor au maximum dans les étapes difficile mais aussi de vivre un peu au jour le jour, de prendre du plaisir. »

La Vuelta, une belle occasion 
« Pour cette Vuelta, je n'ai pas coché une étape en particulier. J'espère toujours avoir des bonnes petites journées où je pourrais prendre du plaisir et être devant, sur les étapes un peu plus difficiles. Et puis les premières étapes dans le Pays Basque sont importantes pour l'équipe. Après, il y a aussi des étapes difficiles dans les Asturies avant d'arriver à Madrid. Cette Vuelta, je la vois comme un tremplin. Je suis conscient qu'il y aura des mauvais jours. Mais j'espère qu'il y en aura aussi des bons et que cela va pouvoir être une ouverture. Que cette course me permette d'acquérir un petit plus de confiance. »

Le soutien d’Euskatel-Euskadi
« Ils ont été à 100% derrière moi, ils ont mis tous les éléments de mon côté pour que je puisse récupérer. Ils m'ont laissé du temps, de la tranquillité et c'est vrai qu'en plus, ils m'ont vraiment laissé préparer mes courses dans les meilleures conditions, avec une bonne planification et un très bon calendrier. C'est important d'avoir leur confiance. »

Les Basques au bord de la route 
« C'est quelque chose de très important ici. On part du Pays Basque. C'est un honneur de pouvoir être là. Je considère vraiment ça comme un "plus" de pouvoir compter sur l'appui des supporters. Faire partie de cette équipe et pouvoir vivre cette expérience, c'est quand même grand. On a la chance d'avoir un des meilleurs publics du monde. On risque de les voir en masse, surtout lundi avec l'arrivée à Arrate. Il faut leur rendre hommage et c'est quelque chose de très important pour moi. »

L’étiquette de l’espoir français
« J'ai toujours voulu prendre beaucoup de recul sur les attentes qu'on pouvait avoir vis-à-vis de moi pour garder un peu sérénité et pouvoir faire mon chemin tranquillement. Garder la même passion, le même plaisir et être sûr de faire le maximum. Mon objectif, c'est donc encore une fois de récupérer de cette blessure et continuer à progresser pour essayer d'atteindre mon maximum. »

Son avenir
« Déjà, répondre présent dans les étapes un peu difficiles. Et pourquoi pas aller chercher un résultat... Mais je n'espère vraiment qu'une chose : que ma blessure soit loin derrière moi. Si c'est le cas, je suis vraiment optimiste pour la suite. Et puis si tout se passe au mieux, qui sait : pourquoi ne pas espérer être au départ du Tour de France l'an prochain ? »

Pierre Ammiche