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Affaire Armstrong : toutes les réactions

Lance Armstrong

Lance Armstrong - -

Les victoires de Lance Armstrong du 1er août 1998 à la fin de sa carrière ne seront pas réattribuées. Et l’Américain devra rendre les primes qu’il avait touchées. Retrouvez toutes les réactions sur rmcsport.fr.

19h48 – Daniel Baal (membre du comité directeur de l’UCI, ex-président de la Fédération française de cyclisme) : « Important qu’une enquête soit menée »

« C’est une décision forte. Par rapport à ce qui sortait du rapport de l’USADA, qui jetait des zones d’ombre sur l’action de l’UCI, il était important qu’une enquête soit menée là-dessus par une commission indépendante. Je ne pouvais imaginer que l’on puisse demander à une commission interne à l’UCI de faire ce travail. Il faut essayer de faire le job. »

19h03 – Marc Madiot (manager de la FDJ) : « Le sportif derrière l’éthique »

« J’aimerais entendre de la part de l’UCI : ‘‘On fait un état des lieux, on revoit les histoires de corticoïdes, on remet l’éthique en première qualité de qualification pour qu’une équipe puisse participer aux plus grandes courses’’. Il faut qu’on mette le sportif au deuxième plan, derrière la qualité éthique. »

18h47 - Pierre Bordry (ancien président de l’Agence française de lutte contre le dopage) : « Quel est l’avenir de Verbruggen et McQuaid ? »

« Ce qu’on attend encore, c’est de savoir quel est l’avenir d’Hein Verbruggen et de Pat McQuaid (ancien et actuel président de l’UCI, ndlr). Je crois qu’il faudra tirer des conclusions qui semblent s’imposer pour la plupart des cyclistes. Il faut un vrai changement et un rajeunissement avec des gens capables de repartir sur de vraies nouvelles bases. »

18h16 – Pierre Bordry (ancien président de l’Agence française de lutte contre le dopage) : « Ne pas recommencer comme l’année dernière »

« C’est tout à fait de positif de ne pas donner le maillot jaune aux poursuivants d’Armstrong. Ça n’aurait aucun sens. Tout ça est une reconnaissance de l’UCI qu’il y a eu un dopage grave dans le Tour de France à plusieurs reprises et que c’est important qu’elle fasse le ménage. Je m’interroge assez sérieusement sur le prochain Tour de France car il faut penser à l’avenir, aux jeunes. Il ne faut pas recommencer comme l’année dernière. C’est très important de réfléchir à l’avenir. »

18h05 – Cyrille Guimard (ex-coureur et directeur sportif, consultant RMC Sport) : « On aurait pu faire la même chose avec Contador ou Landis »

« Je pense que l’UCI ne pouvait prendre une autre décision au vu du dossier et des pressions de tous bords. Mais comme beaucoup de coureurs qui suivaient Armstrong ont eu des affaires de dopage, il était plus sain et logique de ne pas remettre un coureur dont on n’était pas sûr qu’il n’était pas à la même tisane. C’est tout à fait logique, comme de lui demander l’ensemble de ses prix. On aurait d’ailleurs peut-être pu faire la même chose avec Contador ou Landis. »

17h50 – Marc Madiot (manager de la FDJ) : « Ça ne règle pas les problèmes »

« C’est un peu trop facile de tourner la page. Certes, on va passer le dossier Armstrong, mais pour moi, on ouvre la page. Il y a des affaires en cours, il y a des gens qui trichent actuellement et c’est plus à ça qu’il faut s’attaquer. Armstrong n’était plus coureur. On va mettre un coup de peinture blanche sur certaines années mais ça ne règle pas les problèmes de l’avenir. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui va se passer dans les prochaines courses. Enlever les 7 victoires d’Armstrong, il fallait le faire, c’était inévitable, mais on ne peut pas se contenter de refermer le dossier comme ça. »

17h32 - Luc Leblanc (ex-coureur, consultant RMC Sport) : « Si on doit retourner en arrière, on n’en finit plus »

« Je ne sais pas si c’est la bonne décision car si on regarde ce qu’il s’est passé depuis des années, il faudrait peut-être enlever d’autres vainqueurs du Tour. Et dans d’autres sports, c’est pareil. Le problème qui se pose aujourd’hui, c’est qu’Armstrong n’a pas été contrôlé positif sur le Tour de France. Juridiquement, je ne sais pas comment ça va se passer et la réaction d’Armstrong. Ça me paraît assez gros. Il faut que des décisions fermes soient prises mais c’est un problème très compliqué. Si on doit retourner en arrière, on n’en finit plus. »

17h28 - Roger Legeay (ex-directeur sportif de Crédit Agricole, président du Mouvement pour un cyclisme crédible) : « Une marque du souvenir »

« Ça me paraît être une bonne solution. C’est du passé, c’est une période très difficile pour le cyclisme et c’est la bonne décision. Ça permet de tourner la page car personne ne comprendrait que des coureurs du haut de classement qui ont été déclassés soient crédibles. Il faut laisser cette période, elle est noire. Ce sera une marque du souvenir qu’il ne faudra jamais oublier pour se baser dessus pour l’avenir. »