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Au Tour de la Corse

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Pour la première fois de son histoire, le Tour de France partira de Corse en 2013. Au-delà de l’aspect symbolique de ce départ pour la 100e édition, l’Ile de Beauté se félicite d’ouvrir ses portes au monde et attend des retombées économiques.

Le Tour de France s’invite en Corse. Pour la première fois de son histoire, la Grande Boucle, qui fêtera en 2013 ses 100 ans, partira de Corse. Pour l’Ile de Beauté, c’est une aubaine. Non seulement parce qu’elle accueille un Grand Départ, mais en plus parce que les coureurs effectueront trois étapes avant de regagner le continent. « C’est énorme. Pour moi et la Corse. Ça va être une bouffée d’oxygène pour la Corse qui en a bien besoin », salive par avance Dominique Bozzi, seul coureur insulaire à être passé pro. Depuis sa retraite, il n’a jamais abandonné l’idée de développer le vélo en Corse.

Depuis trois ans qu’il officie comme conseiller technique régional (CTR), il tient à associer la route au BMX et au VTT. Ça marche puisque depuis sa prise de fonction, les licenciés ont augmenté de 48%. Et avec le Tour, les clubs s’attendent à voir des jeunes débarquer. « Les clubs corses doivent se préparer à une affluence de jeunes coureurs, continue Bozzi. Le cyclisme corse est en pleine mutation. C’est un peu notre Coupe du monde ou nos Jeux Olympiques. »

Plus de 2M€ d’investis

Pour se permettre le luxe d’accueillir le grand barnum pendant près d’une semaine (si l’on ajoute l’avant Tour), la collectivité territoriale de Corse a déboursé plus de 2M€ et se dit prête à ajouter plusieurs milliers d’euros si le besoin s’en fait sentir. Un investissement qui n’a pas de prix aux yeux du président du conseil exécutif de Corse. « C’est l’occasion de situer notre île sur une carte pour le monde entier, lâche Paul Giaccobi. Et puis nous avons des choses à montrer : une image moderne, dynamique et esthétique. » Pour le retour sur investissement, il faudra attendre 2013. Nul doute qu’il devrait être énorme.

Près d’une quinzaine d’hôtels accueilleront les équipes. Les restaurateurs devraient tourner à plein. Surtout, le Tour de France se déroulera avant le grand rush du mois d’août. Les touristes ne devraient donc pas se marcher sur les pieds avec les Corses. Car c’est l’inconnu qui demeure. Même si ASO a semblé très satisfaite du revêtement des routes et de l’accueil, le peu d’alternatives de chemin optionnels risquent de créer une drôle de pagaille sur les routes. A moins que les Corses ne décident de laisser leur voiture au garage. « Je crois qu’ils ne réalisent pas la chance d’accueillir le Tour, conclut Bozzi, également pilote pour ASO. Tant mieux. La surprise n’en sera que plus belle. »