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Cancellara, l’express suisse toujours à l’heure

Fabian Cancellara

Fabian Cancellara - -

Quadruple champion du monde du contre-la-montre, Fabian Cancellara aura comme objectif d’être le premier porteur du maillot jaune 2012. Grandissime favori du prologue de Liège, « Spartacus » est gonflé à bloc.

Quand on parle d’horloge, de précision et de temps, la Suisse fait office de référence. Il en va de même dans le monde cycliste. Quand on parle de chrono, un nom revient encore et toujours dans la bouche de tous les connaisseurs : Fabian Cancellara. Spécialiste de l’effort solitaire, vainqueur d’un prologue similaire à Liège en 2004 et de trois autres prologues sur le Tour, mais aussi habitué à la pression inhérente à ces grandes courses par étapes, la mise en bouche de ce Tour de France 2012 semble taillée pour lui. Dans un sourire, le Suisse lâche même : « C’est clair que c’est un prologue que je connais bien. C’est important que je donne le maximum et après ça, on regardera (le classement). Je connais le parcours sur le papier, je vais faire la reconnaissance, mais j’ai une bonne mémoire du prologue ».

Des chiffres en faveur du Suisse

Les chiffres, eux aussi, plaident en faveur de l’Helvète. « Spartacus », véritable machine à gagner sur l’épreuve individuelle, a déjà remporté 31 victoires professionnelles en contre-la-montre. Encore plus symbolique : à chaque fois que Fabian Cancellara s’est aligné au départ d’un Tour qui s’élançait de France, il n’a jamais revêtu la tunique de leader. A l’inverse, toutes les fois où la Grande boucle est partie de l’étranger lors de ses 7 participations, le Suisse a systématiquement conclu l’exercice en jaune (Liège en 2004, Londres en 2007, Monaco en 2009 et Rotterdam en 2010). De bon augure pour le coureur de la Radioshack.

Mais voilà, sur le Tour de France, rien n’est acquis d’avance et la concurrence est impitoyable. Tony Martin (champion du Monde en titre du contre la montre), Bradley Wiggins ou encore Peter Sagan seront tous là. Et tous trois n’auront qu’un seul objectif sur la rampe de départ : faire tomber le métronome suisse.