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Ces histoires qui ont fait le Tour (7/23)

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A l’occasion de la 100e édition de la Grande Boucle, RMC Sport vous raconte chaque jour une petite histoire, drôle, anecdotique, décalée, dramatique ou simplement croustillante, qui a contribué à la grande histoire du Tour. Aujourd’hui, l’incroyable baignade des coureurs sur la plage de Sainte-Maxime lors du Tour 1950.

1950. La canicule s’abat sur le Tour de France. L’ensemble du peloton souffre de déshydratation. Chacun essaye de se rafraîchir comme il le peut, avec des tuyaux d’arrosage, des jets d’eau, des fontaines mais aussi et surtout, en se ruant dans les bars et autres restaurants pour chasser la bouteille. Lors de la quinzième étape entre Toulon et Menton, les coureurs prennent une décision qui restera historique dans l’histoire du Tour. Ce samedi 29 juillet 1950, le peloton crève littéralement de chaud.

Et c’en est trop : il décide de piquer une tête sur la plage de Sainte-Maxime. Une scène cocasse, sur laquelle s’attardent Gérard et Julien Holtz, dans « les 100 histoires de légende du Tour de France » (Gründ). « Je n’aime pas du tout l’eau, précise Jean Robic à Jacques Goddet, le directeur du Tour de l’époque. Mais je pense à la révolution que cela ferait dans le peloton si je descendais pour aller me baigner. »

André Brulé dans l’eau avec son vélo

Près de 62 coureurs se jettent alors dans la grande bleue. Le Français André Brulé entre même dans l’eau avec son vélo. Goddet et son adjoint, Felix Lévitan, sont furieux. Indignés par l’image que véhicule selon eux le peloton, ils iront même jusqu’à bouder les étapes qui bordent la Méditerranée jusqu’en 1957 ! Car les organisateurs ne comprennent pas l’acte des coureurs du Tour de France. « Ne serait-il pas plus convenable pour les cyclistes d’apprendre ou réapprendre leur dur métier plutôt que de se livrer à cette manifestation de carnaval que fut la plongée collective de la moitié du peloton dans les eaux du golfe de Saint-Tropez ? », soulignent-ils même dans un communiqué.

Soixante-trois ans plus tard, cette histoire est toujours dans les mémoires. La Côte d’Azur aura livré une tranche de vie et de course extraordinaire, propre à la Grande Boucle. Pour l’anecdote, c’est le Luxembourgeois Jean Diederich qui s’était imposé dans cette quinzième étape entre Toulon et Menton.

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