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Cofidis, la roue de l'infortune

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Principale victime de la première étape marquée par une grosse chute, Cofidis paye un lourd tribut en ce début de Tour de France. La formation du nord est obligée de revoir ses ambitions à la baisse et de composer avec l’abandon de Yoann Bagot au cours de cette 3e étape.

Les visages étaient marqués du côté du bus Cofidis ce lundi matin. Surtout ceux des coureurs. Jérôme Coppel, qui visait un Top 10 au départ de la Grande Boucle, a le masque. « J’ai du mal à bouger pour aller chercher dans mes poches. Quand il y a des secousses, ça fait mal. J’ai du mal à tirer sur le guidon et à bien respirer. » Comme trois de ses coéquipiers, l’ancien coureur de Saur-Sojasun a été pris dans la chute de la 1ère étape. Souffrant des côtes, du dos et de la jambe, il a publié une photo sur son compte Twitter le présentant strappé sur différentes parties du corps.

C’est avec 12’44 de retard sur le Maillot Jaune Jan Bakelants que Coppel a donc pris le départ de la 3e étape. La faute notamment à une 2e étape très difficile à gérer. « J’ai senti dès le départ que ça n’irait pas. Quand je prends un dos d’âne, j’ai mal au dos. Il ne m’a pas manqué grand-chose pour basculer, mais c’est le Tour. Une méforme ne pardonne pas. » Comme Rein Taaramae et Daniel Navarro, Coppel faisait partie des coureurs protégés de la formation nordiste. L’Estonien compte désormais 7’17 de retard. Pour lui aussi, l’opportunité de se hisser dans un Top 10 du Tour de France s’est envolée. D’autant qu’il souffre également depuis la chute de samedi. Alors, les derniers espoirs se portent sur l’Espagnol.

Objectif montagne

Désormais, c’est sur les étapes de montagne que Cofidis va se tourner. Depuis Samuel Dumoulin à Nantes et Sylvain Chavanel à Montluçon en 2008, l’équipe tricolore est toujours à la recherche d’un succès sur la Grande Boucle. « Parfois, on perd un peu de temps, mais ça laisse une marge de manœuvre pour la suite du Tour. On va s’orienter vers ça avec conviction », promet Yvon Sanquer, le directeur général, qui assure que le moral de ses hommes n’est pas touché.

« Ça va aller vite, poursuit-il. Les coureurs ont passé le choc. Ils sont motivés. Notre équipe est bien fournie en grimpeurs. » Des promesses alors qu’un premier coureur de l’équipe, Yoann Bagot, a déjà jeté l’éponge. Et ce mardi, c’est le contre-la-montre par équipes qui se profile. Avec un élément de moins à l’appel…

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