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Contador, favori du peloton

Alberto Contador

Alberto Contador - -

Qui va remporter le Tour 2011 ? Nous avons posé la question aux coureurs et aux directeurs sportifs. Une grande majorité d’entre eux penche pour l’Espagnol, triple vainqueur de la Grande Boucle.

La question agite le peloton depuis quelques jours. Qui succédera à Alberto Contador le 24 juillet sur les Champs-Elysées ? Peut-être l’Espagnol lui-même. C’est en tout cas l’avis de nombreux coureurs. « Contador est le favori logique, compte-tenu de ce qu’il a fait avant, estime Sylvain Chavanel, fraîchement sacré champion de France. Derrière lui, il y a pas mal de coureurs en lice pour le podium. Mais s’ils veulent battre Contador, il va falloir qu’ils lui fassent la guerre et qu’ils anticipent. » Avec ses trois titres sur la Grande Boucle (2007, 2009 et 2010), le Madrilène impressionne. Malgré les sifflets du public lors de son arrivée en Vendée et la menace d’une suspension par le TAS (tribunal arbitral du sport) dans les prochaines semaines, il semble gonflé à bloc à l’heure d’entamer cette édition 2011. « C’est vraiment le meilleur, assure Tom Boonen, le sprinteur de Quick Step. C’est lui le plus fort en montagne et en contre-la-montre. » Des moments-clefs que le leader de Saxo-Bank Sungard appréhende à merveille. « Contador est le mieux placé, appuie Marc Madiot, le manager de la Française des Jeux. Il présente le plus beaux palmarès au départ de cette édition. Sur le papier, il semble indéboulonnable. Après, la course nous dira peut-être autre chose… »

Voigt : « Attention aux Schleck »

Et cette « autre chose » pourrait bien être luxembourgeoise. A deux doigts d’arracher la victoire l’an passé, Andy Schleck, trahi par un saut de chaîne dans les Pyrénées, semble avoir les moyens de contrarier le boss ibère. « Les frères Schleck (Andy et Franck) peuvent lui poser des problèmes, glisse Jens Voigt, leur coéquipier chez Leopard-Trek. Parce qu’ils sont les plus forts et aussi parce que ce sont mes amis ! » Un optimisme pas forcément partagé par Boonen. « C’est encore difficile pour Andy de lâcher Contador dans les cols. C’est son gros handicap », nuance le Belge, maillot vert à l’issue du Tour 2007. Loin de tous ces pronostics, Jean-René Bernaudeau, le manager d’Europcar, préfère botter en touche. « Ça ne m’intéresse pas, lâche l’ancien coureur français. Franchement, je n’ai pas le temps de penser à ça. Ce n’est pas quelque chose qui me passionne. » Il semble bien être le seul…

Alexandre Jaquin avec P.T., G.Q et P.-Y. L.