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Dumoulin : « Cavendish reste la référence »

Samuel Dumoulin 10e de la 12e étape du Tour de France

Samuel Dumoulin 10e de la 12e étape du Tour de France - -

Dixième de la 12e étape du Tour de France ce jeudi à Tours, Samuel Dumoulin (AG2R La Mondiale) estime que Marcel Kittel (Argos-Shimano) n’a pas encore pris le pouvoir dans le monde du sprint. Malgré sa troisième victoire.

Samuel Dumoulin, comment analysez-vous cette 12e étape du Tour de France, dont vous avez pris la 10e place ?

Ça a été plus compliqué que prévu parce que les échappés ont rapidement pris de l’avance. Les routes étaient larges, avec du vent plutôt favorable. C’était usant. Ça a roulé très vite. Après, dans la préparation du sprint, ça a été un peu différent. On s’est retrouvé avec du vent de face. Tous les trains de sprinteurs attendaient un petit peu pour faire leur effort. Il y avait beaucoup de nervosité, comme souvent dans ces cas-là. Il y a eu une grosse chute. Je suis vraiment passé tout près.

Quelle était votre tactique ?

J’avais envisagé d’anticiper un petit peu en attaquant avant l’avant-dernier virage, mais ça emmenait trop vite. Il y avait encore Froome en dixième position. Ça fait vraiment beaucoup de monde, avec les sprinteurs, les lanceurs, les équipiers, les leaders. C’est compliqué de faire sa place. Et dans la dernière ligne droite, il y avait vent de dos. C’était difficile. Je rentre une nouvelle fois dans le top 10. Ce n’est pas excellent, mais on va dire que c’est correct. C’est vraiment une grosse bataille pour pouvoir faire une place sur ce Tour de France.

Marcel Kittel a remporté sa troisième étape. Comment le jugez-vous ?

C’est plutôt une équipe qui a tendance à attendre dans les roues. Ils mettent un coureur à rouler pour faire voir qu’ils assument leur statut. Mais ensuite, ils ont plutôt tendance à rester compact, un petit peu en retrait, et à venir au dernier moment pour placer leurs sprinteurs. Ce sont des coureurs au gabarit imposant. Je pense qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas tenir longtemps et user les autres équipes. Par contre, sur trois kilomètres, ils savent vraiment rouler vite. Et Kittel, c’est une force de la nature. Il fait des sprints énormes. Cavendish, il a été idéalement lancé. Mais Kittel est vraiment puissant et très, très rapide. C’est la révélation. Je pense qu’il aurait déjà pu gagner une étape l’année dernière. Mais il avait été malade. Il montre tout son talent. Ça doit être sa 50e victoire. Donc ce n’est pas non plus une surprise.

Est-il en train de prendre le leadership du sprint à Mark Cavendish ?

C’est un style un peu différent. Cavendish est très rapide, mais il est aussi adroit. Il sait être emmené et placer son sprint, mais il sait aussi se sortir de situations plus compliquées. Il a vraiment la vista, l’adresse, du sprinteur. Kittel, il joue plus sur le physique. Il faudra voir. Mais Cavendish reste quand même la référence pour le moment.

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