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Gadret : « Le Tour de France est difficile à refuser »

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Dans un premier temps sceptique à l’idée de faire le Tour de France, le coureur d’AG2R-La Mondiale est finalement revenu sur sa décision. Le récent quatrième du dernier Giro endossera le costume d’équipier. Il explique les raisons de ce revirement.

John Gadret, Vincent Lavenu a-t-il finalement réussi à vous faire changer d’avis ?

On en a parlé, mais la décision vient de moi. J’ai bien récupéré. Je ne serai pas aussi fort qu’au Giro (Ndlr : il a terminé quatrième), mais de toute façon, je n’y vais pas dans la même optique. Je ne voulais pas y aller pour abandonner au bout d’une semaine, mais surtout pour aider Jean-Christophe Péraud et Nicolas Roche.

Comment a réagi Vincent Lavenu ?

Je lui ai dit que j’étais prêt, mais pas comme leader. Il l’a tout de suite compris. Si c’est pour faire le grupetto, je ne vois pas l’intérêt d’aller sur le Tour. Les sensations ne sont pas aussi bonnes que pour le Tour d’Italie, mais le Tour de France commence dans quinze jours. J’ai le temps de me retaper d’ici là. Dans toutes les équipes, de gros leaders deviennent des équipiers. Je trouve ça très bien. Il ne faut pas tout le temps être leader.

Le grand public pourrait ne pas comprendre cette décision…

Certains vont penser cela. Mais je suis un être humain comme les autres. Je ne m’appelle pas Contador non plus. J’ai fait un très beau Giro, je vais faire le maximum sur le Tour et les gens penseront ce qu’ils veulent. Le principal c’est de me coucher la conscience tranquille. Si j’ai fait mon boulot, ce que pensent les gens, ce n’est pas grave.

« Certains coureurs pleurent pour y être… »

Avez-vous quand même l’intention de jouer votre carte personnelle ?

J’y vais aussi avec ma petite idée derrière la tête comme gagner une étape ou passer une journée devant. On verra, mais je vais tout faire pour me montrer sur le devant de la scène.

La notoriété et l’importance de cette course ont-elles influencé votre décision ?

Je ne vais pas renier le Tour de France. Certains coureurs pleurent pour le faire. C’est la plus belle course au monde, la plus médiatique. Une sélection au Tour de France est difficile à refuser. Il y a deux ans, je n’avais pas été retenu et je faisais la gueule. J’étais déçu. Cette année, j’ai eu le droit de choisir. J’ai dit oui aussi parce que j’ai 32 ans et que je ne vais pas faire 50 Tours de plus. Je suis peut-être dans ma bonne année.