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Genevois : « Je souhaite que l’AFLD puisse revenir sur le Tour »

Le président de l'AFLD souhaite un retour des préleveurs français sur le Tour

Le président de l'AFLD souhaite un retour des préleveurs français sur le Tour - -

Alors que le l’UCI et l’AFLD s’apprêtent à communiquer sur le retour au beau fixe de leurs relations, le président de l’Agence française évoque un possible retour des contrôleurs français sur la prochaine édition de la Grande Boucle (2-24 juillet).

Bruno Genevois, vous avez hérité de votre prédécesseur d'une situation très tendue avec l’Union cycliste internationale…
(Un temps) Ecoutez, on prend les choses telles qu’elles sont et on agit en conséquence.

Vous travaillez depuis plusieurs mois à un rapprochement en vue du Tour. Qu’espérez-vous concrètement ?
Je souhaite que l’Agence exerce sur le Tour de France un contrôle comme sur toutes autres compétitions (nationales) qu’elle est amenée à contrôler. Mais il faut que ça passe par le dialogue. Je ne souhaite pas que se renouvelle un cas de figure (comme en 2010) où il n’y aurait pas accord entre l’AFLD et l’UCI.

Alberto Contador doit-il participer au Tour s’il est toujours sous le coup d’une procédure devant le Tribunal arbitral du sport ?
Lors de la présentation du Tour de France, Christian Prudhomme avait souhaité que l’affaire soit réglée avant le prochain Tour (départ 2 juillet). Il parlait avec sagesse. Si appel il y a, il serait bon qu’il soit tranché rapidement.

Comprenez-vous les interventions des politiques en Espagne en faveur du coureur ?
Je laisse leurs responsabilités aux autorités espagnoles.

Partagez-vous l’avis de Pat McQuaid, patron de l’UCI, quand il qualifie Lance Armstrong d’« icône mondiale » ?
Si on ne considère que le palmarès, il force l’admiration. Cela n’interdit pas à la justice américaine de s’intéresser au respect par tel ou tel de ses ressortissants des lois de son pays… En attendant, tenons-nous en au palmarès de Lance Armstrong, et si l’action des autorités américaines venait par hypothèse à modifier les lignes, il sera temps de juger le moment venu.

Un dernier mot sur l’avenir de l’Agence. En ces temps de rigueur, les finances de l’AFLD (environ 9M€) sont-elles assurées ?
Le projet de loi de finances pour 2010 avait prévu qu’une partie de la taxe sur les droits de retransmissions télévisées des grands événements sportifs soit affectée à la lutte antidopage. Mais la secrétaire d’Etat aux sports (Rama Yade, ndlr), sensible aux réticences du football professionnel, a retiré le texte qui était sur le point d’être voté. Il a été soutenu qu’il n’y a pas ou peu de dopage dans le football. Cette opinion ne va pas dans le sens du principe de solidarité entre les sports, et il reste à débattre que dans le football il n’y a pas de dopage. 

Propos recueillis par Louis Chenaille