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Gilbert, la pression belge

Philippe Gilbert

Philippe Gilbert - -

Après une saison 2011 exceptionnelle, le Liégeois connait plus de difficultés en 2012. Mais devant un public belge tout acquis à sa cause, le puncheur de la BMC espère retrouver ses jambes. Et qui sait, endosser le maillot jaune.

Comme tout Belge qui se respecte, Philippe Gilbert doit aimer la bière pression. Mais ce qu’il doit moins apprécier, c’est la pression de ses compatriotes. Ce samedi, le Tour de France s’élance de la « maison ». Autrement dit de Liège, en Belgique. Une occasion en or pour le Wallon de briller à deux pas d’où il est né, et de se rattraper après une saison qui a mal débuté. « Ça m’a toujours fait plaisir de pouvoir évoluer à domicile, confie-t-il. J’essaye toujours de courir au maximum, ici, en Belgique. Quand il y a des courses qui passent vers Liège, j’essaye d’être au départ donc c’est toujours une motivation»

Si ses fans sont habitués à le voir lever les bouquets sur les podiums, ils restent sur leur faim depuis le début de la saison. Car les exploits enregistrés l’an passé, notamment sur les trois classiques ardennaises (Amstel Gold Race, Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège), se sont transformés en places d’honneur. Cette saison, rien ne semble en effet aller comme sur des roulettes pour le puncheur de la BMC Racing.

« C’est toujours quelque chose de particulier »

Pour retrouver ses jambes et son lustre récent, l’originaire de Liège mise donc beaucoup sur le soutien indéfectible de ses supporters, qui seront massés tout au long du prologue et des deux premières étapes belges sur le bord de la route. « Ça me fait toujours plaisir d’être là et de voir des gens que je connais, confie Gilbert. Tous les français qui vont passer pas loin de leur village ou de leur région ressentent la même chose». Avec une petite idée derrière la tête, comme endosser le maillot jaune sur ses terres natales.

Marie Ayanian avec Pierre-Yves Leroux