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L’AFLD et l’UCI enterrent la hache de guerre

L'UCI de McQuaid a renoué le fil avec l'AFLD

L'UCI de McQuaid a renoué le fil avec l'AFLD - -

Le prochain Tour de France pourrait voir le retour de l’Agence française pour la lutte contre le dopage, à la faveur de l’amélioration des rapports avec l’UCI.

Après la guerre froide, voici venu le temps du réchauffement des relations entre l’Agence française pour la lutte contre le dopage (AFLD) et l’Union cycliste internationale (UCI). L’actuel président de l’AFLD, arrivé cet hiver, avait hérité d’une situation où son prédécesseur Pierre Bordry et le patron de l’UCI Pat McQuaid n’échangeaient plus que par médias interposés au travers de communiqués acrimonieux. Le premier stigmatisait l’inertie de la Fédération internationale en matière de lutte antidopage, le second reprochait les fuites orchestrées dans la presse pour déstabiliser l’instance basée à Aigle. Résultat : l’UCI avait bouté l’AFLD hors du Tour de France 2010, pourtant aux manettes en 2008 et associée en 2009. Il avait fallu l’intermédiation de l’Agence mondiale antidopage pour que l’AFLD puisse effectuer une mission de veille sur le Tour, avec la possibilité de cibler certains contrôles.
Devant cette situation de non-retour, Bruno Genevois, successeur de Bordry, a décidé de renouer le fil. En novembre, pour sa première conférence de presse, le patron de l’AFLD annonçait son intention de « revenir à une situation à la normale ». Depuis, un rendez-vous a été pris entre les deux hommes qui se rencontreront à Aigle le 26 mars. « Des contacts ont été renoués entre l’AFLD et l’UCI, a expliqué Genevois jeudi à Paris, qui ont débuté dans un esprit constructif réciproque. Ils sont encore en cours, on peut espérer un premier aboutissement au début du mois de mars, mais c’est un espoir. »

Avec la bénédiction de l’AMA

Le n°1 de l’Agence française a cependant fait comprendre que rapprochement ne signifiait pas reddition. En clair, l’AFLD ne se couchera pas sur sa politique de contrôles ciblés inopinés. Ce rabibochage entre deux acteurs majeurs du sport de haut niveau ne pouvait que soulager l’AMA. « C’est à l’UCI de décider son programme de lutte antidopage (sur le Tour 2011), mais j’espère qu’il y aura une opportunité pour l’AFLD », a lâché le président de l’AMA, l’Australien John Fahey, en visite cette semaine à Paris.