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L'Usada a "des preuves de dopage" contre Lance Armstrong

Lance Armstrong

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L'agence américaine antidopage a annoncé avoir recueilli les preuves d'un "programme de dopage jamais vu dans l'histoire du sport" contre US Postal et le septuple vainqueur du Tour de France.

La descente n'en finit plus pour le septuple vainqueur du Tour de France. L'équipe cycliste US Postal de Lance Armstrong avait "monté le programme de dopage le plus sophistiqué, professionnel et réussi, jamais vu dans l'histoire du sport", a annoncé mercredi l'Agence américaine antidopage (USADA) dans un communiqué.

Les preuves sont "accablantes et représentent plus de 1.000 pages, avec des témoignages sous serment de 26 personnes, dont 15 coureurs ayant eu connaissance des activités de dopage au sein de l'US Postal".

"Des millions de dollars de subventions"

"Ces documents [...] renforcent les preuves de l'utilisation, la possession et la distribution par Lance Armstrong de produits améliorant la performance, et confirment la triste vérité sur la tricherie mise en place par l'US Postal, une équipe qui a reçu des dizaines de millions de dollars de subventions de la part des contribuables américains" martèle dans son texte le président de l'agance, Travis T. Tygart.

Fin septembre, l'UCI (Union cycliste internationale) s'était impatientée du temps mis par l'Agence antidopage américaine pour lui fournir son dossier, notamment pour statuer au sujet des septs Grandes boucles remportées par l'Américain.

"Aujourd'hui, je tourne la page"

Déjà au mois d'août dernier, Lance Armstrong, avait dû faire face à l'enquête très poussée de l'Usada avant de décider d'abandonner la lutte après que ses requêtes aient été rejetées par la Cour du Texas.

Le cycliste avait été radié à vie fin août du sport de compétition par l'Usada, qui a invalidé tous ses résultats depuis le 1er août 1998, dont ses sept succès dans le Tour de France. Il a toujours nié s'être dopé au cours de sa carrière, soutenant que l'Usada n'était pas compétente et estimant que ses droits constitutionnels avaient été violés.

"Aujourd'hui, je tourne la page", avait-il déclaré le 24 août sur son compte Twitter. L'Usada, elle, n'abandonne pas.

S. A. avec AFP