RMC Sport

Les sprinteurs retrouvent la parole

-

- - -

Finis les grands cols, retour au plat. Les sprinteurs, qui ont rongé leur frein pendant six jours, vont pouvoir à nouveau s’exprimer ce vendredi à Brive. Peter Sagan, actuel maillot vert, est encore sous la menace d’André Greipel.

Depuis le samedi 14 juillet, ils n’avaient pu s’exprimer. Après les victoires de Luis Leon Sanchez à Foix et Pierrick Fédrigo à Pau, les sprinteurs n’avaient plus qu’à s’accrocher aux derniers wagons pour terminer les étapes montagneuses dans les délais, en attendant de jours meilleurs. Ce 20 juillet devrait leur permettre de retrouver la parole. « L’occasion sera belle, pour eux, de reprendre l’avantage », annonce d’ailleurs Jean-François Pescheux, le directeur de l’épreuve sur le site internet du Tour. La 18e étape entre Blagnac et Brive-la-Gaillarde, la deuxième la plus longue du Tour (222,5 km) après l’étape 12 entre Saint-Jean-de-Maurienne et Annonay-Davézieux est un terrain propice à la bataille du maillot vert. « Une course dans la course, en somme, forcément tactique et passionnante. Aujourd’hui, il y a 65 points à prendre ! », se réjouit Pescheux.

Cavendish, pour l'honneur

Avec seulement quatre petites côtes de 3e et 4e catégories, dont une dernière d’1,9 km à 10 km de l’arrivée à Lissac-sur-Couze, l’étape s’annonce assez roulante. De quoi faire le bonheur des Sagan, Greipel, Goss, Boasson Hagen et Cavendish. Le champion du monde britannique n’a eu, pour le moment, qu’une seule étape (la 2e à Tournai en Belgique) à se mettre sous la dent. Trop distancé au classement par points (4e), il ne pourra pas s’octroyer le maillot vert comme en 2011 mais il peut toujours espérer ajouter deux succès dans son escarcelle, à Brive, puis sur les Champs-Elysées. La tâche ne sera pas aisée tant Peter Sagan et André Greipel se sont montrés costauds. Le Slovaque et l’Allemand ont remporté trois étapes chacun et ont dans l’idée de ramener le maillot vert à Paris. Sagan possède 102 points d’avance sur Greipel mais le coureur de Lotto-Belisol n’a pas dit son dernier mot. Belle bagarre en vue pour succéder à l’Italien Mario Cipollini, dernier vainqueur au sprint à Brive-la-Gaillarde, en 1998.

Sylvie Marchal