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Merckx : « On verra dans les Pyrénées »

Eddy Merckx

Eddy Merckx - -

Avant la 5e étape, ce mercredi entre Cagnes-sur-Mer et Marseille, le quintuple vainqueur de la Grande Boucle (1969-72 et 1974), Eddy Merckx, fait le bilan d’un début de Tour sans encombre pour les favoris. Le « Cannibale » attend désormais que les choses se décantent dans les Pyrénées.

Eddy, quelles sont vos impressions sur ce début de Tour de France ?

Il y a eu une fameuse chute lors de la première étape. Mais pour le reste, les favoris n’ont pas perdu de temps et se tiennent dans un mouchoir de poche. On a beaucoup dit que la Corse (lieu des trois premières étapes, ndlr) pouvait donnait lieu à des différences, mais ça n’a pas été le cas. Tous les coureurs étaient bien préparés pour ce début de Tour.

Avant le départ, vous aviez fait de Christopher Froome votre favori. Vous n’avez pas changé d’avis ?

Les leaders n’ont pas été mis à contribution pour le moment. Ils ont pu suivre et n’ont pas fait d’efforts inutiles. Les Pyrénées devaient donner une première indication sur ce qui peut se passer lors de la troisième semaine, parce que tout se déroule normalement jusqu’à présent.

Un leader s’est tout de même mis en vue, c’est Pierre Rolland. Est-ce étonnant ?

Non, Pierre Rolland a déjà démontré l’année passée (8e place finale) qu’il avait beaucoup de capacités. C’est un bon grimpeur et je pense qu’il a un rôle à jouer. Il n’y a pas que Froome et Contador sur ce Tour, mais également des garçons comme Van Garderen, Evans, Rodriguez ou Porte. Ces prochains jours, les équipes de sprinteurs vont contrôler la course et on verra dans les Pyrénées.

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Propos recueillis par Pierrick Taisne, à Nice