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Nibali : « Contador ? Le coureur à surveiller »

Vincenzo Nibali

Vincenzo Nibali - -

Maillot Jaune depuis la 2e étape, Vincenzo Nibali évite les embûches depuis le début du Tour de France. Mais l’Italien sait que les choses sérieuses vont débuter ce samedi dans les Vosges, à commencer par les offensives d’Alberto Contador.

Vincenzo, on a l'impression que les organisateurs du Tour de France se sont inspirés du Giro pour tracer le parcours. Vous devez être satisfait...

Oui, j’ai déjà fait le Tour il y a deux ans (3e) et depuis plusieurs années, les organisateurs s’inspirent du Giro en mettant des difficultés dans le final des étapes, en rendant les parcours piègeux avec des virages assez serrés, en ajoutant du stress à la course. C’est devenu normal sur les grands tours.

Pensez-vous pouvoir garder votre Maillot Jaune jusqu'à l'arrivée à Paris ?

Qu’on ait le Maillot Jaune ou non, notre boulot avec l’équipe Astana est de rester à l’avant du peloton pour protéger mes intérêts. Au final, il n’y pas de grandes différences à porter le Maillot Jaune ou non. Il faut courir devant, Alberto Contador le fait très bien. Lors des prochaines journées, le coureur à surveiller sera Contador. On sait que c’est un attaquant. Il a du temps à récupérer (2,37’’) donc évidemment que c’est lui le coureur à surveiller.

Comment s'organise l'équipe Astana autour de vous ?

J’ai un coureur dans l’équipe Astana qui m’est complétement dédié, c’est Alessandro Vanotti. Il m’aide beaucoup. Il n’y a pas que Jakob Fuglsang, Lieuwe Westra ou Maxime Iglinskiy. On a vraiment un collectif. Il n’y a pas que mon coéquipier italien qui me protège.

Que craignez-vous dans les prochains jours ?

Le grand rendez-vous ce week-end sera l’arrivée à la Planche des Belles Filles (lundi, 10e étape, ndlr), avec une dernière ascension très dure (col de 1ère catégorie, ndlr). Mais je me sens bien. C’est un terrain propice aux attaques mais je ne veux pas y penser dès maintenant. La condition est bonne mais on va voir jour après jour. Il reste deux étapes avant la Planche des Belles Filles.

La rédaction