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Pierre Rolland : « Je vais sûrement perdre le maillot »

Pierre Rolland

Pierre Rolland - -

Leader du classement de la montagne depuis la deuxième étape du Tour de France, Pierre Rolland (Europcar) s’attend à être dépossédé de son maillot blanc à pois rouges ce vendredi à l’arrivée à Albi. Le Français préfère se concentrer sur son principal objectif : le général.

Pierre Rolland, vous attendiez-vous à une étape de ce genre ce jeudi entre Aix-en-Provence et Montpellier ?

Oui, on s’attendait à une étape nerveuse. A Montpellier, on sait qu’il y a souvent eu des bordures dans l’histoire du Tour de France. Ce sont des routes qu’on prend souvent lors de l’Etoile de Bessèges. Il y avait des pièges. C’était tendu. Mais ça s’est mieux passé qu’on pouvait l’imaginer.

Comment vivez-vous ces étapes réservées aux sprinteurs ?

Ce sont des journées qui sont assez éprouvantes, parce qu’il faut rester concentré à l’avant du peloton. Je peux compter sur de solides rouleurs comme Jérôme Cousin. Et mention spéciale à mes coéquipiers, qui ont été fabuleux. On les a vus longtemps à l’avant. Ça m’a permis de ne prendre aucun risque pendant la journée. 

L’étape de vendredi entre Montpellier et Albi servira-t-elle de dernier test avant les Pyrénées ?

Il y a quelques ascensions (une de 2e catégorie, 2 de 3e catégorie, une de 4e catégorie, ndlr), mais ce sera surtout après-demain (samedi, Castres - Ax 3 Domaines). Demain (vendredi), je vais sûrement perdre le maillot. Mais ce n’est pas un souci. Il y a de gros points. Il faut voir plus loin. On va se tourner vers Ax 3 Domaines. C’est la première arrivée au sommet. Ça va être dur. On sait que ce n’est jamais évident.

Ce maillot à pois va-t-il vous manquer si vous le perdez ?

Le maillot à pois, on connaît la ferveur et la popularité qu’il génère. Quand on est coureur, on rêve de ça, d’être le plus populaire possible. Personnellement, depuis que j’ai le maillot à pois, je n’ai jamais été aussi encouragé sur le bord des routes. C’est grisant, plaisant. J’ai du mal à imaginer le laisser tomber comme ça. Mais il faut rester sur ce qu’on a dit. A Ax 3 Domaines, on verra où j’en serai par rapport aux autres.

Quel bilan faites-vous des premiers jours de course pour votre équipe ?

Le bilan est bon. Ces derniers jours, on a essayé d’aller chercher une étape. On n’a pas réussi, mais on a le mérite d’essayer. Moi, j’ai le maillot à pois. On sait que le principal, c’est de gagner. On essaye.

Le Sud-Africain Daryl Impey est devenu ce jeudi le premier coureur africain à endosser le maillot jaune. Le Tour de France s’internationalise-t-il ?

Avant, le vélo était très européen. Maintenant, c’est le monde entier. On a un Africain dans notre équipe qui est un coureur extraordinaire (l’Erythréen Natnael Berhane, ndlr). On a un Japonais (Yukiya Arashiro). Le vélo, c’est beau et ça plait à tout le monde.

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Propos recueillis par Pierrick Taisne