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Romain Bardet sur BFMTV: "On a vu le maillot jaune d’un peu plus près"

Troisième du Tour de France, Romain Bardet (AG2R - La Mondiale) était en direct ce lundi sur BFMTV. L’occasion de revenir en longueur sur ces trois semaines passées dans la roue du maillot jaune et quadruple vainqueur de la Grande Boucle, Christopher Froome.

Toujours sur un nuage ?

"C’est une belle aventure qui se termine, après trois semaines intenses. Elles étaient vraiment différentes de l’an dernier (il avait terminé 2e en 2016). Je savoure car le parcours n’a pas été simple. Il fallait vraiment aller au bout de nous-mêmes pour aller chercher ce podium."

Un nouveau cap de franchi

"Le challenge était difficile à relever, notamment sur le plan collectif. On a rallié Paris à neuf. On a pesé sur la course. On ne doit ce podium qu’à nous-mêmes. A moi aussi, cela m’a demandé beaucoup d’investissement. Je suis passé par des moments difficiles: donc c’est un cap de passé."

Le jour d’après

"C’est très étrange. On est à la mi-journée et je ne suis toujours pas monté sur mon vélo (il sourit). Le rythme se coupe. Sur le Tour, la vie est très rythmée avec 4-5 heures de vélo tous les jours. Là, c’est la décompression qui commence."

Le maillot jaune, c’est pour bientôt ?

"En tout cas, cette année, on l’a vu d’un peu plus près. Ça aiguise notre appétit pour les années futures. On doit continuer à travailler dans ce sens pour s’en rapprocher encore davantage."

Des regrets ?

"Quand on connaît les tenants et les aboutissants, il est toujours facile de ré-écrire le scenario mais on a quand même pris l’initiative sur beaucoup d’étapes. On a roulé avec notre cœur à 100% à chaque fois. Il n’y a pas de regret à avoir. On doit se servir de ce qu’on a fait cette année pour tenter encore plus. Mais l’équipe AG2R La Mondiale a montré son envie de gagner. C’est ce qui me donne de l’espoir pour l’avenir." 

Le contre-la-montre, le tendon d’Achille

"Ça se travaille. Si j’ai un jour la chance d’avoir un succès au Tour de France, ce ne sera sûrement pas grâce au chrono, mais ça ne doit plus être rédhibitoire. Mais le Tour peut aussi se gagner sur des bordures, le danger est un peu partout. Je dois me renforcer dans tous ces domaines."

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La rédaction avec BFM TV