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Tour de France 2013 : une 100e édition haut perchée

Comme en 2011, avec ici le mano a mano entre Pierre Rolland et Alberto Contador, le Tour passera par l'Alpe d'Huez

Comme en 2011, avec ici le mano a mano entre Pierre Rolland et Alberto Contador, le Tour passera par l'Alpe d'Huez - -

Avec des chronos plus courts, et une dernière semaine décisive dans les Alpes, le parcours de la Grande Boucle 2013 fait la part belle aux grimpeurs tels Froome, Contador et Andy Schleck. Ce qu’il faut retenir de cette 100e édition.

Grande première pour l’Île de Beauté
Jamais la Corse n’avait vu passer le Tour et encore moins pour un Grand Départ. Trois étapes sillonneront l’Île de Beauté entre Porto-Vecchio et Calvi, avant de voir débarquer le peloton sur le continent par la porte de Nice. Séduit par cette « montagne dans la mer », l’organisateur a conçu un parcours accidenté avec un relief de moyenne montagne qui fera déjà un premier écrémage parmi les coureurs. A suivre, notamment, le final de la 2e étape avec la montée de la côte du
Salario avant l’arrivée qui sera jugée en face des îles Sanguinaires. « Ça ne finira pas avec un peloton groupé de 200 coureurs... », assure Christian Prudhomme, le patron du Tour.

Moins de contre-la-montre
Cette 100e édition du Tour n’a pas fait la part belle aux chronos individuels. Avec 65 km contre plus de 100 en 2012, les deux contre-la-montre pèseront moins sur le résultat final, d’autant que le dernier sera éloigné de l’arrivée à Paris. L’organisateur a voulu deux étapes au relief différent : plat pour rejoindre le Mont-Saint-Michel (11e étape), accidenté pour une arrivée à Chorges (17e).

Le 14 juillet au sommet d’un géant du Tour
Après une dernière apparition en 2009, le Mont Ventoux est de retour sur la Grande Boucle. Cette légende du Tour avait sacré Virenque en 2002 et Pantani en 2000, chaque fois à la barbe de Lance Armstrong, puis Juan Manuel Garate en 2009. L’ascension de ce haut lieu du Tour s’effectuera lors de la 15e étape et viendra clôturer une deuxième semaine de plaine dédiée aux rouleurs, qui visitera Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel, et rejoindra le Sud-Est de la France par le centre du pays. Au terme de ces 242 km, ce qui en fera la plus longue étape de cette édition, le Ventoux sera abordé par le versant de Bédoin. Porte d’entrée vers les Alpes, il annoncera une dernière semaine taillée pour les grimpeurs.

Les 42 virages de l’Alpe d’Huez
Jamais vu, jamais fait. Au lendemain d’un chrono difficile au-dessus du lac de Serre-Ponçon, l’organisateur a programmé une 18e étape de choc : le final prévoit deux ascensions de l'Alpe d'Huez entrecoupée d'une descente vertigineuse. Col mythique remporté la dernière fois par Pierre Rolland et en 2004 par un certain Lance Armstrong. « La montée ne se fera pas sur 21 virages, mais sur 42 !, se réjouit Prudhomme. Après la première montée, on ira tout droit dans l’Alpe d’Huez, on montera au-dessus de l’Altiport jusqu’au col de Sarenne, qui est à 1999 mètres. Puis, on plongera dans un univers complétement différent d’un seul de coup. Ça va vraiment se jouer à pile ou face. » Deux arrivées au Grand-Bornand et au Semnoz feront définitivement la part belle aux grimpeurs.

Les Champs by night
Pour l’ultime étape, le peloton verra les Champs-Elysées à la tombée de la nuit. Au lendemain des dernières escarmouches dans les Alpes, les coureurs vont s’en mettre pleins les yeux. La journée débutera au Château de Versailles pour finir en apothéose sur « la plus belle avenue du monde ». « On arrivera un peu plus tard, juste avant la nuit, au soleil couchant, explique Prudhomme, et les coureurs feront pour la première fois le tour de l’Arc de Triomphe en haut des Champs-Elysées. » Il faudra au moins ça pour oublier les affres dans lesquelles est tombé le cyclisme avec l’affaire Armstrong. « Le Tour sera plus fort que le dopage », jure le patron du Tour.