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Tour de France 2015 : une Grande Boucle pour grimpeurs

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Présenté ce mercredi au Palais des Congrès de Paris, le parcours du Tour 2015 va faire la part belle à la montagne. Un menu dans les cimes très copieux et qui va faire de la 112e édition une bagarre sportive en haute altitude.

Quel parcours pour le prochain Tour de France ? Dévoilée ce mercredi à 12 heures au Palais des Congrès de Paris, la version 2015 va livrer un verdict… qui a déjà fuité ces dernières heures. Et il va faire la part belle aux amoureux des cimes. La 112e Grande Boucle s’élancera le 4 juillet prochain d’Utrecht pour un contre-la-montre d’un peu plus de 13 kilomètres dans les rues de la ville néerlandaise. Les rouleurs voudront en profiter : ils n’auront pas d’autre chrono individuel à se mettre sous la dent avant l’arrivée à Paris.

Le lendemain verra le peloton continuer d’arpenter les routes des Pays-Bas, jusqu’à l’île artificielle de Zeeland, avant une troisième journée en Belgique, pour une arrivée sur le mythique Mur d’Huy. Après des arrivées à Cambrai, Amiens, Le Havre, Fougères et Mûr de Bretagne, la neuvième étape reliera Vannes à Plumelec, en Bretagne, pour un contre-la-montre par équipes de moins de 30 kilomètres. La suite promet un cocktail corsé. Si les Vosges seront cette fois évitées, le menu montagneux s’annonce gargantuesque. Abordées en premier, comme toutes les années impaires, les Pyrénées feront office de savoureuse entrée. Après une première journée de repos le 13 juillet, le peloton célébrera la fête nationale française avec une arrivée à La Pierre-Saint-Martin. L’étape du lendemain mènera les coureurs à Vauterets avant une explication au sommet du plateau de Beille le 16 juillet.

Les 21 lacets de l’Alpe d’Huez à la veille de l’arrivée

Après une étape de transition vers Rodez, et pour garder l’appétit avant le plat de résistance, le peloton pourra en découdre dans la désormais célèbre montée Laurent Jalabert, à Mende. Un passage par Valence plus tard et il sera temps de se mesurer aux Alpes. Où les équipes de Christian Prudhomme ont déniché de nouvelles difficultés dans la vallée de la Maurienne, dont l’ascension des lacets de Montvernier, avant une arrivée à Saint-Jean-de-Maurienne le 23 juillet. Les deux étapes précédentes, entrecoupées d’une journée de repos, se jugeront à Gap et Pra-Loup.

Le dessert et la cerise sur le gâteau seront pour les 24 et 25 : une arrivée à La Toussuire puis une autre au sommet des 21 lacets de l’Alpe d’Huez, à la veille de la dernière étape entre Sèvres et les Champs-Elysées. De quoi maintenir, comme cette année, du suspense jusqu’au bout. Si les rois de la montagne trouveront un cadre de jeu idéal, on ne peut pas en dire autant des rouleurs. Après la première étape, les spécialistes de l’épreuve chronométrée n’auront qu’un contre-la-montre par équipes… à 15 jours de l’arrivée pour s’exprimer. Entre la tendance montagneuse et les chronos limités, ce Tour 2015 dessine un parcours qui devrait être favorable à plusieurs Français, au premier rang desquels Thibaut Pinot, Romain Bardet ou « l’ancien » Jean-Christophe Péraud. Mais on connaît aussi des coureurs étrangers, les Nibali, Quintana, Contador et autres, qui s’en pourlèchent aussi les babines d’avance.

A.H. et G.Q.