RMC Sport

Tour de France – Des contrôles bien corsés

Tour de France – Des contrôles bien corsés

Tour de France – Des contrôles bien corsés - -

Pour la 100e édition du Tour de France, qui débute ce samedi, la lutte antidopage se veut plus intense que jamais. Elle sera menée par l’AFLD, en collaboration avec l’UCI, qui compte mettre l’accent sur le caractère imprévisible des contrôles.

La fête doit être parfaite. Pour la 100e édition du Tour de France, les organisateurs comptent bien ne rien laisser au hasard. Et surtout pas la lutte antidopage, qui sera menée par l’Agence française de lutte contre le dopage, en collaboration avec l’Union cycliste internationale. Tombées d’accord à la fin du mois d’avril, les deux entités ont trois axes de travail. Comme chaque année, des contrôles « pré-Tour » ont été effectués, sur la base de la localisation et du passeport biologique.

« C’est de la part de l’UCI une volonté de donner suite aux demandes de l’AFLD visant à pratiquer des contrôles bien en amont de la compétition, explique Bruno Genevois, le président de l’AFLD, qui refuse de communiquer le nombre de coureurs ciblés. L’UCI est détentrice d’informations de localisation qu’elle a accepté de nous transmettre, de même que des données concernant les caractéristiques physiologiques de ces cyclistes. Cela permet donc des contrôles en amont de la compétition et c’est une excellente chose. »

Le passif du coureur comme critère

Pour les classiques contrôles « pré-start », chaque coureur effectuera un bilan sanguin ce jeudi, soit 48 heures avant le Grand départ. En cas d’anomalie, le coureur suspect sera automatiquement exclu du Tour. Pour les contrôles qui seront effectués durant la course, l’AFLD misera sur l’effet de surprise pour faire en sorte qu’ils soient le plus imprévisible possible. Les coureurs choisis, qui ne seront plus forcément les porteurs des maillots distinctifs, seront déterminés en toute fin d’étape. Le tout en concertation avec l'UCI, en fonction des paramètres de la journée et du passif du coureur.

Si les contrôles sur cette édition 2013 ne sont pas une nouveauté, l’accent est donc mis sur leur caractère imprévisible et sur une collaboration accrue avec l’UCI. « J’ai pu constater qu’il y avait davantage de volonté de coopérer avec l’AFLD de la part de plusieurs fédérations internationales, souligne Bruno Genevois. De là, à établir un lien de cause à effet avec l’affaire Armstrong, je m’en garderai… »

A lire aussi :

- Hinault : « Arrêtons de toujours critiquer le cyclisme »

- Les révélations sur Jalabert font grincer des dents

- Toute l'actu du cyclisme