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Tour de France : deux étapes dans les Alpes pour « faire le ménage » ?

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Le Tour de France aborde ce vendredi les Alpes, avec en ligne de mire une arrivée à Chamrousse, au sommet du premier col hors catégorie de cette édition. Un nouveau test pour le maillot jaune, Vincenzo Nibali.

Si les pavés et les Vosges n’avaient pas déjà fait des dégâts, on serait tenté de dire que les choses sérieuses commencent : les Alpes se dressent sur la route du Tour de France. Première étape de haute montagne ce vendredi, entre Saint-Etienne et Chamrousse. Avec au programme 197,5 km à travers la vallée du Rhône, l’ascension du col de Palaquit (1ère cat.), mais surtout un final en apothéose avec le premier col hors catégorie à Chamrousse. La dernière fois que la Grande Boucle y a placé une arrivée, c’était en 2001. Lance Armstrong avait alors empoché le contre-la-montre en côte, devant Jan Ullrich. Bien avant que tous deux ne tombent pour dopage…

Cette année, les Alpes, il va falloir les savourer : seules deux étapes sont programmées dans le massif pour cette 101e édition. Thierry Bourguignon en espérait plus. « C’est sûr qu’il y aura un écrémage avec l’arrivée au sommet, admet le membre de la Dream Team RMC Sport. Et attention, le Palaquit, ce n’est pas un petit col. C’est un col très dur, avant une arrivée finale qui va monter vite et faire du dégât. Mais je ne me satisfais pas de ne voir que deux étapes. » Deux étapes seulement, mais des conditions de course qui s’annoncent difficiles.

Après le froid, la pluie et le brouillard des Vosges, place aux premières grosses chaleurs. « Même s’il n’y a pas les grands cols comme par le passé, ça va faire le ménage, insiste Luc Leblanc, membre de la Dream Team RMC Sport. Et s’il y a les grosses chaleurs, on peut s’attendre à ce qu’il y ait du dégât et peut-être des défaillances. Il ne faut pas sous-estimer ces deux grosses étapes alpestres. » D’autant que, comme le rappelle Cyrille Guimard, « ça va être le 13e jour de course et le Jura n’a pas été simple, les Vosges non plus. Ce n’est pas comme s’ils arrivaient après cinq ou six étapes de plat. »

Vinokourov mise sur Pinot

Au-delà du spectacle qu’offrent chaque année les Alpes aux spectateurs, cette incursion en montagne constitue un test pour les leaders du classement général. A commencer par le maillot jaune, Vincenzo Nibali, que l’on imaginait déjà batailler avec Alberto Contador avant que l’Espagnol ne soit contraint à l’abandon. Mais c’est aussi l’occasion de voir, chaque année, les Français se distinguer. Pour le patron d’Astana, Alexandre Vinokourov, nul doute que certains vont passer à l’offensive : « Je pense que dans les Alpes, les Français vont beaucoup attaquer. Ceux qui n’ont pas encore gagné d’étape voudront en gagner. Pinot va sûrement vouloir attaquer parce qu’il se sent bien et qu’il est très bon. »

L’an dernier, Christophe Riblon avait enlevé l’Alpe d’Huez, offrant à la France sa première victoire d’étape de l’édition 2013. Thibaut Pinot se verrait bien faire de même à Chamrousse. « C’est sûr qu’on a envie d’être offensif, explique le coureur FDJ.fr. Après, entre le dire et le faire… Si j’ai de bonnes jambes, je passerai à l’attaque. » Pour le plus grand bonheur des centaines de supporters attendus sur le bord des routes.

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A.Bo avec PYL et G.Q