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Tour de France: l’UCI va réagir dans le dossier Froome "dans le courant de la semaine"

Faute d’une décision de l’UCI, les organisateurs du Tour de France (7 au 29 juillet) ont décidé d’écarter Chris Froome ce dimanche. En réaction, l’instance internationale a confirmé une communication rapide dans ce dossier.

Le groupe ASO a provoqué un véritable tremblement de terre ce dimanche. En raison d’un contrôle anormal au salbutamol de Chris Froome (Team SKY) lors de la Vuelta 2017, l’organisateur du prochain Tour de France du 7 au 29 juillet a tranché dans le vif et a écarté le Britannique à quelques jours du départ de l’épreuve. Depuis plusieurs mois déjà, Christian Prudhomme réclamait une décision de l’Union Cycliste Internationale (UCI) pour éteindre toute polémique. Faute d’une annonce officielle de l’instance, le directeur de la Grande Boucle a pris ses responsabilités. 

Lappartient promet une décision rapide

Si l’équipe Sky devrait faire appel de cette décision et sera reçue par le CNOSF pendant la semaine, l’instance mondiale du cyclisme n’a toujours pas rendu son verdict. Mais son président, le Français David Lappartient, a confirmé une annonce rapide. Présent à à Mantes-la-Jolie, en marge des Championnats de France, le dirigeant n’a visiblement pas apprécié les informations parues dans la presse hexagonale.

"On a ici pour l'instant une fuite du journal Le Monde, a lancé David Lappartient. J'ai toujours dit que nous ferions connaître la position générale de l'UCI avant le Tour, ce sera le cas. Il part samedi prochain, donc on s'exprimera dans le courant de la semaine. […] Quand bien même il y a une fuite ou une information qui découle d'un journal, je ne vais pas la commenter aujourd'hui." 

Un favori de moins pour le Tour?

Vainqueur de la Vuelta en septembre dernier puis du Giro en mai, Chris Froome était vu comme le grandissime favori du prochain Tour de France. Quadruple lauréat de l’épreuve (2013, 2015, 2016, 2017), le Britannique était autorisé à courir par l’UCI jusqu’au terme de la procédure lancée contre lui. Le groupe ASO, s’appuyant sur un point de son règlement interne, en a décidé autrement. Mais l’affaire devrait rapidement se décanter.

JGL avec Pierre-Yves Leroux et Jean-François Paturaud à Mantes-la-Jolie