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Tour de France: Martin, content qu'on lui parle moins de philosophie, voit Roglic prenable

Troisième du classement général du Tour de France après une semaine de course, Guillaume Martin a profité de la journée de repos pour évoquer son ressenti et ses objectifs.

"Ce serait mentir que de dire qu’aujourd’hui, je me moque totalement du général." Meilleur Français (3e), à 28 secondes du maillot jaune Primoz Roglic après neuf jours de course, Guillaume Martin (27 ans) ne tromperait effectivement personne.

"L’objectif prioritaire de l’équipe est de viser une victoire d’étape"

Et pour cause, le grimpeur de Cofidis s’est montré à son avantage en montagne sur ce début de Tour de France, réussissant à suivre les leaders la plupart du temps et s’offrant même quelques attaques (vaines). "Ce serait dommage de laisser tomber le général alors que je suis bien placé, admet-il en conférence de presse ce lundi. Après, je ne me mets pas du tout de pression par rapport à ça, je reste dans la même optique qui est celle de l’équipe dont l’objectif prioritaire est de viser une victoire d’étape. Le classement général viendra avec, je vais évidemment m’accrocher, mais sans pression particulière."

Sûr de ses forces et de ses qualités ("Je ne viens pas de nulle part non plus, beaucoup de gens semblent s’étonner du fait que j’évolue à ce niveau-là"), le Français est ravi qu’on ne le définisse plus seulement comme l’intello du peloton, étant passionné par la philosophie: "On me parle moins de philosophie depuis quelques semaines et tant mieux. Aujourd’hui, je suis très content qu’au travers de mes performances, je fasse parler de moi pour ma valeur sportive."

"S’il était si facile que ça, Roglic aurait pu attaquer plus tôt"

Enfin, Guillaume Martin s’est aussi exprimé sur le maillot jaune et grand favori à la victoire finale, Primoz Roglic, qu’il ne juge pas si fort qu’il n’y paraît. "Il a comme un masque qui fait qu’il paraît toujours facile, explique le Français. Mais je me rappelle du Giro l’an dernier, où il avait montré des signes de faiblesse en troisième semaine alors qu’il semblait impérial, de la même façon, en première semaine."

"On croyait son équipe sans faille et on a vu sur la première étape pyrénéenne qu’il s’est retrouvé assez vite esseulé, poursuit le Français à propos du Slovène. Je crois toujours en la possibilité de renverser les idoles. (…) S’il était si facile que ça, il aurait pu attaquer plus tôt et faire de plus grands écarts, notamment dans les Pyrénées. À mon avis, il n’était pas complètement dans le contrôle."

JAu avec Kevin Morand