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Tour de France: vainqueur, Démare s’attendait à "un sprint qui pouvait être très sale"

Arnaud Démare (FDJ)

Arnaud Démare (FDJ) - AFP

Premier Français vainqueur d’un sprint massif sur le Tour de France depuis 2006, Arnaud Démare a réussi à éviter les pièges dans le final de cette 4e étape ce mardi à Vittel. Magnifique récompense pour le coureur de la FDJ.

Arnaud Démare, pouvez-vous nous raconter ce sprint qui a été marqué par deux chutes ?

On savait que ça allait être un sprint où ça allait frotter, avec beaucoup de fraîcheur pour tous les coureurs car ce n'est pas une étape qui a roulé vraiment très vite. Il y a eu une première chute à 600 m. Après, il fallait que je me faufile pour remonter. Je suis passé là où j'ai pu. J'avais peur que Kristoff ferme la porte à droite, c'est pour ça que j'ai décidé de passer à gauche. Il fallait absolument que j'aie une ouverture. C'était sûr que ça allait être un sprint qui pouvait être très sale.

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Comment situez-vous cette victoire par rapport à votre succès sur Milan-San Remo ?

Personnellement, ça l'équivaut. Maintenant, aux yeux du grand public, le Tour de France reste quelque chose de très connu et pas seulement pour les fans de vélo. Au niveau du grand public, c'est quelque chose d'énorme. Après, je sais que ça m'a apporté énormément de confiance de gagner Milan-San Remo (en 2016). Forcément, ça a joué.

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Il y a deux ans, vous traversiez une crise de confiance. Imaginiez-vous gagner une étape du Tour ?

En 2015, je n'ai pas eu beaucoup de réussite. Je pense que sur une journée comme aujourd'hui, j'aurais été dans la chute. Mais j'ai continué à beaucoup travailler, je n'ai pas eu de résultats mais ça n'a pas été une année de perdue. Psychologiquement, ça a été une année difficile mais avec les capteurs technologiques, je savais que j'avais de bonnes jambes. Pourtant, je ne levais pas les bras et c'était forcément difficile. Je n'ai rien lâché et j'ai continué à travailler dur. Milan-San Remo a été quelque chose qui m'a vraiment réconforté et ça peut valoir dix victoires en 2015 de gagner Milan-San Remo. Je sais que le travail que j'ai pu faire les années passées porte ses fruits aujourd'hui. Je récupère beaucoup mieux, j'ai gagné en maturité, en confiance, pour discuter avec mes coéquipiers, pour leur faire comprendre mes souhaits. J'ai vraiment une équipe à mon service, des chouettes gars que je remercie et qui font vraiment partie de toutes mes réussites.

LP avec l'AFP