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Un Tour qui se corse d’entrée !

Porto-Vecchio et la Corse accueillent le Tour de France

Porto-Vecchio et la Corse accueillent le Tour de France - -

Si la Corse accueille pour la première fois le Tour de France, les coureurs n’auront pas le temps de prendre leurs marques. Exit le prologue, remplacé ce samedi par une étape de 213 km. De Porto-Vecchio à Calvi, ces trois premiers « rounds » redoutés devraient même déjà en mettre certains KO.

« Ils ont de la chance de ne pas avoir un Eddy Merckx ou un Bernard Hinault physiquement bien préparés (rires). On aurait pu s’amuser ! » Ces paroles sont de… Bernard Hinault. Trois mois avant le départ du 100e tour de France, le quintuple vainqueur de la Grande Boucle (1978, 1979, 1981, 1982, 1985) et dernier vainqueur français de l’épreuve, est remonté sur son vélo pour reconnaître les routes de la première étape entre Porto-Vecchio et Bastia. « Elle sont superbes, s’enflamme « le Blaireau ». Elles sont faites pour faire du vélo et dignes du départ du Tour de France. »

L’Ile de Beauté porterait donc bien son nom ? « Le décor est royal, confirme-t-il. On était au bord de la mer au départ, c’est fabuleux ! Quand on verra ces paysages, ce sera grandiose ! » Plus beaux que ceux de Bretagne ? Bernard Hinault l’avoue : « On n’a pas des montagnes comme ça chez nous. En revanche, on a le même vent. Et aussi le même état d’esprit. On aime bien notre territoire (rires). »

Pinot : « Trois jours très nerveux »

Mais passons sur ce décor paradisiaque. Car pour la course, la Corse ne promet pas que des moments de bonheur aux coureurs. Qu’on se le dise, cette entrée en matière ne ressemblera pas aux précédentes. Alors qu’un prologue ou mini contre-la-montre lance habituellement la Grande Boucle avant des étapes de plat promises aux sprinters, ces trois premières étapes made in Corse devraient déjà établir une hiérarchie au classement général. Et occasionner des dégâts. Thibault Pinot (FDJ) promet « trois jours très nerveux. » Le Luxembourgeois Andy Schleck (Radioshack) annonce une « 3e étape très difficile. »

A la place du traditionnel prologue, les coureurs auront donc droit à une étape classique de 213 kilomètres. « C’est casse-pattes, technique, il faut frotter, tout ce que j’aime », savoure Sylvain Chavanel (Omega Pharma-Quick Stp). Si cette entrée en matière ne devrait pas donner trop de fil à retordre au peloton, on ne peut pas en dire autant de la 2e étape entre Bastia et Ajaccio dimanche (156km) et surtout de la 3e, lundi, entre Ajaccio et Calvi (145,5km). « Il y a vraiment de quoi s’amuser entre Bastia et Ajaccio, avertit Bernard Hinault. Ça va faire un peu de mal. Surtout le lendemain (3e étape). C’est une étape qui pourrait piéger certains coureurs. Il faudra vraiment être présent pour ne pas se faire avoir. » On a déjà hâte d’y être.

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