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Démare : "Les Italiens sont mauvais perdants"

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Au lendemain de son époustouflant succès ce samedi lors de Milan-San Remo, Arnaud Démare était l’invité de Direct Laporte sur RMC Sport. Le coureur de la FDJ en a profité pour se moquer des accusations de tricherie émises à son encontre par les coureurs italiens, Matteo Tosatto et Eros Capecchi.

Arnaud, comment vous sentez-vous 24 heures après votre victoire ?

Je suis très heureux. C’est magique de remporter une si belle victoire, parmi les cinq plus belles courses au monde. Je suis surpris de l’avoir emporté si jeune. Je pensais qu’il m’aurait fallu un peu plus d’expérience. Je suis très fier pour le cyclisme français.

Les classiques tiennent à cœur de votre boss, Marc Madiot…

C’est la culture de la FDJ. On a l’équipe taillée pour les classiques. Avec Marc Madiot comme patron et Fred Guesdon, nouveau directeur sportif, on est une équipe construite autour de ça, avec le rêve d’en gagner une belle. C’est chose faite.

Depuis votre titre de champion du monde espoirs en 2011, on vous promet un grand avenir. Cela a-t-il été dur à assumer ?

C’est un statut que je connais depuis très jeune. J’ai su m’y habituer depuis l’époque junior. Un statut de leader, avec une grosse pression. Ce n’est pas facile tous les jours mais quand ça réussit comme hier (samedi, ndlr), c’est vraiment une fierté.

Ce n’est peut-être que le début…

Ce succès m’ouvre plein de portes et me permet de prendre conscience de mon potentiel. Ça me donne envie encore plus de conquérir d’autres grandes victoires.

Le regard des autres va changer, il va falloir assumer…

Je vais avoir un nouveau statut sur mes épaules. Il va falloir digérer cette victoire. C’est un statut que je vais défendre avec plaisir. Cela annonce de belles courses à venir.

Les coureurs italiens Matteo Tosatto et Eros Capecchi vous accusent d’avoir triché en profitant de la voiture suiveuse pour revenir après votre chute…

J’ai pu lire ces accusations, j’étais très étonné. On connait les Italiens, ils sont mauvais perdants. Ils sont déçus de voir un jeune Français l’emporter chez eux. Il fallait trouver une faille. Il y avait la moto commissaire à côté de moi. La sanction de Nibali, exclu lors du Tour d’Espagne après s’être accroché à une voiture, nous a bien porté conseil et prouvé que l’on peut être sanctionné. Je n’aurais jamais mis en péril cette victoire.

Paris-Roubaix fait-il partie de vos objectifs ?

Oui, c’est comme Milan-San Remo, ça fait partie des objectifs d’une carrière. Tous les pros rêvent d’une grosse victoire comme ça. On va continuer de travailler et y croire encore plus.

Comment se prépare Paris-Roubaix ?

C’est sur les courses qu’on répète nos gammes en février-mars en Belgique. Après c’est surtout l’expérience du parcours qui nous fait monter en puissance.

Quelles sont vos ambitions pour le Tour de France ?

Je suis plutôt orienté sur le Giro, je vais titiller les Italiens.

la rédaction