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Evans croit en son Tour

Abonné aux places d'honneur, l'Australien de 34 ans ne doit pas se rater cet été sur le Tour

Abonné aux places d'honneur, l'Australien de 34 ans ne doit pas se rater cet été sur le Tour - -

Bien placé pour remporter le Critérium du Dauphiné alors que se profile dès jeudi la montagne, le vétéran australien croit en ses chances face à Contador sur la Grande Boucle.

Cadel Evans n’est pas tombé lors du contre-la-montre de mercredi à Grenoble, et s’il n’a fini que 6e du chrono, c’est déjà une très bonne nouvelle, y compris pour ces supportrices venues de Geelong. A 34 ans, le vétéran du peloton sait que les occasions de se défaire de son statut de Poulidor des terres australes ne sont plus légion. Tombé sur le Tour 2008 qu’il termine comme dauphin de Carlos Sastre, il crève l’année suivante sur la Vuelta, devant se contenter du podium (3e). L’an dernier sur le Tour, il abandonne toute ambition après s’être fracturé le coude à Avoriaz, alors qu’il venait d’endosser le maillot jaune. L’éternel prétendant à une victoire sur un Grand Tour, n’a de trophée que le maillot arc en ciel de Champion du monde, décroché en 2009 à Mendrisio.
Venu une nouvelle fois sur le Dauphiné, pour reconnaitre la portion alpine de la Grande Boucle qui s’élancera le 2 juillet, et son contre-la-montre à Grenoble, Evans est bien placé pour terminer dimanche avec le maillot jaune et bleu sur les épaules. Trois fois deuxième, en 2007, 2008, et 2009, ce fan des aventures de Tintin et Dalai lama, peut cette fois toucher au but. Dauphin de Bradley Wiggins (Sky) à plus d’une minute (1’11), alors que se profilent trois étapes en altitude, l’ancien vététiste a un coup à jouer. Pour Bernard Thévenet, patron du Critérium, « la victoire devrait se jouer entre Evans, Vinokourov, et Brajkovic. » John Lelangue, directeur-sportif des BMC voit aussi la victoire possible. « Si l'on regarde tous les vainqueurs potentiels d'étapes, nos principaux adversaires sont derrière nous ce qui est un bon signe. » Mais si son coureur ne ferait pas la fine bouche devant un premier succès sur le Dauphiné, il ne garde qu’un but en tête. « Je suis là pour voir où j’en suis. »

« J’espère que cette fois ce sera pour moi »

Hormis une chute début avril à l’entraînement qui l’a privé de l’Amstel et de la Flèche Wallonne, Evans n’a pas aujourd’hui à déplorer de pépins de santé. Vainqueur du Tour de Romandie et du Tireno-Adriatico, il se présenter frais au départ du Tour. « Il a trois courses (sans compter le Dauphiné) et vingt jours de compétition dans les jambes, il sera en pleine forme », confirme son coéquipier français Amaël Moinard. Peut-il battre Alberto Contador, qualifié d’extraterrestre par Vicente Nibali à l’issue du Giro ? L’intéressé le croit. « J’espère que cette fois, c’est pour moi, chaque année je fais tout mon possible, mais je n’ai pas toujours eu la chance avec moi. Je pense qu’il est battable, il a deux jambes, deux bras, il est humain. »