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Gallopin : « Contador a déjà gagné »

Pour Alain Galoppin, le coureur espagnol sera le grand favori du Cirtèrium international ce week-end en Corse.

Pour Alain Galoppin, le coureur espagnol sera le grand favori du Cirtèrium international ce week-end en Corse. - -

Directeur sportif de RadioShack à l’occasion du Critérium International qui débute ce samedi en Corse, Alain Gallopin a fait de son ancien coureur, Alberto Contador, le favori de la course.

Alain Gallopin, comment voyez-vous le duel qui opposera Lance Armstrong à Alberto Contador, samedi ?
Il ne va pas y avoir de duel. C’est une épreuve très courte et, sur ce type d’épreuve, Lance ne pourra pas rivaliser à 100% avec Alberto. Il a dû penser qu’Alberto choisissait bien son programme car c’est une bonne stratégie. Je crois qu’Alberto est imbattable sur deux courses : le Critérium et la Flèche Wallonne.

Pourquoi cela ?
Il est fort sur un chrono de 7 ou 8 km et sur une arrivée en côte, personne ne peut le battre. Seule la course peut le battre. Il a déjà gagné sur le papier. Qui peut le battre ? Andy Schleck, Cadel Evans ou Levi Leipheimer n’ont aucune chance sur une montée sèche. Et Lance sait très bien qu’Alberto est le meilleur coureur du monde.

Peut-il garder en mémoire sa relation avec Armstrong sur le Tour ?
Contrairement à tout ce qui a été dit, il était notre leader. On savait qu’il était le plus fort de l’équipe. Sportivement parlant, il ne pouvait pas perdre ce Tour. Il avait quand même peur qu’on le flique comme on dit dans le vélo. On le ressentait. Je parlais beaucoup avec Alberto et Johan (ndlr : Bruyneel, manager de l’équipe) parlait beaucoup avec Lance. Le soir, on faisait l’amalgame entre les deux. Avec le recul, c’était une super expérience.

Quelle est la relation entre les deux ?
Il y a un grand respect mutuel. Je pense que le grand problème entre les deux, c’est qu’Alberto ne parle pas assez bien anglais pour échanger avec Lance. Quand on parle doucement, ça va, mais il faut suivre quand on dit les choses rapidement. On ne peut pas dire qu’ils ne s’aiment pas. Ce sont deux champions de caractère. Et les caractères s’opposent toujours, c’est bien normal.

Malgré votre proximité avec Contador, vous avez décidé de suivre Armstrong chez RadioShack. En quoi le Texan vous a-t-il étonné ?
Il a le souci du détail. J’ai été impressionné de la façon dont il a dirigé le groupe au contre-la-montre par équipes sur le Tour de France. Au meeting, il a pris la parole et donné des détails. Il y a des choses auxquelles je n’avais pas pensées. C’est posé. On voit qu’il y a une grande maîtrise du sujet. C’est très impressionnant

La rédaction - P.Ta.