RMC Sport

Gilbert : « Je ne sais pas où sont mes limites »

-

- - -

Vainqueur ce mercredi pour la première fois de sa carrière sur ses routes, le Liégeois était le premier surpris. Il confirme son statut d’homme à battre sur les Ardennaises. Et donne rendez-vous dimanche pour Liège-Bastogne-Liège.

Philippe Gilbert, vous ne vous étiez pas rangé dans la catégorie des favoris avant le départ, et pourtant vous vous imposez…

C’est une surprise pour moi. Je ne m’attendais pas à m’imposer ici. J’ai toujours dit que la Flèche Wallonne était un point d’interrogation pour moi. Même au début, j’ai eu du mal à entrer dans ma course. J’étais fatigué de dimanche (ndlr : il a remporté l’Amstel Gold Race). Je n’arrivais pas à me concentrer, je trainais à l’arrière, je ne m’intéressais pas trop à ce qu’il se passait et puis au fur et à mesure de la course les choses allaient mieux. Mes coéquipiers sont même venus me voir pour me pousser un peu plus. Ça m’a remotivé et remis dans la course.

La course s’est-elle passée comme vous l’attendiez ?

J’ai parlé avec Vinokourov. On pensait anticiper à une dizaine de kilomètres de l’arrivée parce que je ne croyais pas trop en mes chances dans cette montée. On ne s’est finalement pas retrouvé dans la côte. Heureusement, parce que sinon je n’aurais peut-être pas eu ce résultat. J’ai vu que Rodriguez était enfermé. Dans le final, j’ai vu les grands favoris en troisième ligne. Je savais que ça serait difficile sur eux, car en montée c’est difficile de dépasser en danseuse. J’ai pris le temps d’en profiter les cent dernières mètres. C’était du pur bonheur. Je ne sais pas où sont mes limites.

Pensez-vous connaître des soucis de récupération avant Liège-Bastogne-Liège, dimanche ?

Je ne pense pas. Je n’ai fait qu’une soixantaine de kilomètres à fond. Il reste plus de jours entre l’Amstel et la Flèche qu’entre la Flèche et Liège. Ça ira.