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Guimard : « Il faut du punch et du culot »

Cyrille Guimard

Cyrille Guimard - -

Selon notre consultant, la Primavera, première classique de la saison ce samedi, réclame aux coureurs du panache et une prise de risque. Cyrille Guimard nous livre les clés de la course.

Prime à la polyvalence : « Même si sur ces grandes classiques, il faut savoir faire preuve de punch et de culot, c’est le coureur le plus polyvalent qui s’imposera. C’est aussi pour ça que les coureurs qui se sont imposés sur des grands tours ces dernières années ne sont pas bons sur les classiques. Ils n’ont pas les caractéristiques requises pour briller et rechignent souvent à y participer. Ils n’ont pas la culture de la classique. »

Attention aux Capi : « Sur Paris-Roubaix il y a les pavés, sur le tour des Flandres, il y a la traversée des Ardennes belge et sur Milan-San Remo, il y a les Capi. Cette petite succession de montée débute à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée. Elle permet un premier écrémage en vue de la Cipressa, qui est l’avant-dernière difficulté de la journée, située à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. C’est généralement à ce moment-là que les favoris de distinguent. »

Le Poggio en juge de paix : « C’est là que les plus grands se révèlent. Depuis plus de cinquante ans le Poggio est la dernière difficulté de cette course avant l’arrivée sur la Via Roma. Même si beaucoup de sprinteurs se sont imposés sur la Primavera, ces 3 km de montée (3,7 km ndlr) avec une pente avoisinant les 8% à certains endroits, laisse peu de place aux coureurs de seconde zone. Il faut faire partie d’une certaine élite pour y arriver. »

Propos recueillis par CM