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La bataille des Ardennes commence…

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Après les Flandriennes, l’Amstel Gold Race marque, ce dimanche, le début de la campagne des Ardennaises qui se poursuivra ce mercredi avec la Flèche Wallonne puis dimanche avec Liège-Bastogne-Liège. Cyrille Guimard dévoile ce qui fait la particularité de ces courses d’un jour.

Un parcours plus montagneux

« Avec les Ardennaises, le décor est différent. Finis le plat pays, les pavés et les rares monts à escalader. On roule désormais sur des parcours beaucoup plus montagneux avec de longues ascensions. Evidemment, ces parcours vont permettre à une autre catégorie de coureurs de s’imposer. Autant les Flandriennes favorisent des spécialistes des parcours plats et des courses d’un jour, autant les Ardennaises font la part belle aux coureurs des courses à étapes et aux grimpeurs. A l’exception des très grands champions, peu de coureurs ont brillé sur l’une et sur l’autre. Eddy Merckx les a toutes remportés. Bernard Hinault et Roger de Vlaminck en ont remporté quatre. Un garçon comme Fabio Cancellara aura du mal à égaler un Merckx ou même un Hinault. Il n’est pas assez bon grimpeur. Et puis au même âge, ces deux-là avaient déjà remporté la plupart de ces classiques. »

Gilbert sera l’homme à battre

« Le Belge d’Omega-Pharma-Lotto est l’homme clé des Ardennaises même s’il a été dominé sur les Flandriennes. Il a peut-être eu du mal à maîtriser ses émotions parce qu’il habite sur le parcours. Mais ça reste l’homme à battre. On va retrouver d’autres coureurs qui se sont préparés en Espagne où ils ont avalé beaucoup de montagne et de cols. Ainsi, les frères Schleck seront en très bonnes conditions. Quant à Contador, il est toujours en forme à cette période de la saison. L’important est de savoir s’il a acheté sa viande en Espagne ou en Belgique. »

Des Français déjà obnubilés par le Tour

« Les coureurs français ne sont pas en capacité de remporter ce type d’épreuves parce qu’ils sont beaucoup trop polarisés sur le Tour de France. Ils ont peur d’hypothéquer le Tour en préparant les Ardennaises. Le Tour de France, c’est à la fois un gros atout pour le cyclisme français, mais aussi un handicap pour nos coureurs. Aucune équipe ne se sent l’obligation de préparer à fond ces classiques. C’est dommage. Pourtant un gars comme Yoann Offredo a la culture flandrienne des courses d’un jour. Il n’a pas peur et ne nourrit aucun complexe. Malheureusement, il a chuté à l’arrivée de Gand-Wevelgem. »