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Le sourire pour Thomas, la grimace pour Chavanel

Geraint Thomas

Geraint Thomas - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Battu par Tom-Jelte Slagter à l’arrivée de la 4e étape, Geraint Thomas (Sky) s’est emparé du maillot jaune de Paris-Nice. Une « Course au soleil » qui vire au chemin de croix pour Sylvain Chavanel, quasiment hors-course pour la victoire finale.

Une crevaison au pied du Mont-Brouilly. A 10 kilomètres exactement de la grosse difficulté de la 4e étape (Nevers-Belleville) de Paris-Nice (3 kilomètres de montée à 8,9 % avec des passages à 25% !). Une tuile dont ne s’est jamais remis ce mercredi Sylvain Chavanel. « J’ai eu un ennui mécanique, raconte le leader d’IAM Cycling. J’ai changé de vélo. C’est arrivé où ça roulait plein ‘pétrole’, où le placement était primordial avant le Mont-Brouilly. Il fallait être dans les 20 premiers. On a voulu remonter tout de suite. »

Malgré l’aide de ses coéquipiers, l’ascension du Mont Brouilly est trop indigeste pour les jambes lourdes d’efforts de Chavanel. « Il a fait un effort violent pour rentrer, raconte son manager, Serge Beucherie. Il avait le cœur très haut pour aborder la difficulté. Crever là, c’était le plus mauvais endroit. Bien sûr que c’est le pire des scénarios. »

Un Sky peut en cacher un autre

Un scénario qui a été plus heureux pour Geraint Thomas. Le Britannique a encore confirmé que les Sky étaient au rendez-vous, malgré le forfait de dernière minute de Richie Porte, vainqueur sortant mais a préféré s’aligner sur Tirreno-Adriatico. S’il n’a pas empoché le gain de cette 4e étape, laissant la joie à l’arrivée à Belleville au Néerlandais Tom Jette Slagter (Garmin-Sharp), c’est bien lui qui s’empare du maillot jaune à mi-parcours.

Avec 57 secondes d’avance sur… Chavanel. Battu mais pas abattu. « Il y a des Paris-Nice où je n’ai pas fait de classement général et je me suis rattrapé sur des victoires d’étape, rappelle l’intéressé. Il y a des étapes en fin de semaine qui me conviennent ». Beucherie partage le point de vue de son protégé. « C’est une grosse déception pour Sylvain. Il était venu ici avec de grosses ambitions. Maintenant, je pense qu’il ne va pas en rester là. »

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La rédaction