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Le volcan perturbe l’Amstel

L'Espagnol n'ajoutera pas l'Amstel Gold Race à son riche palmarès

L'Espagnol n'ajoutera pas l'Amstel Gold Race à son riche palmarès - -

Le nuage provoqué par l’éruption volcanique en Islande a contraint de nombreux coureurs à renoncer à l’Amstel Gold Race. Parmi eux, Bradley Wiggins, Carlos Sastre et Alejandro Valverde, les favoris.

Cent-quatre-vingt-douze coureurs attendus. Seulement 178 au départ. L’éruption du volcan Eyjafjallajökull en Islande a laissé des traces dans le peloton. Parmi les forfaits de l’Amstel Gold Race, le Britannique Bradley Wiggins, l’Espagnol Carlos Sastre mais aussi et surtout ses compatriotes de la Caisse d’Epargne Alejandro Valverde et Luis Leon Sanchez.

Particulièrement touchées également, les formations Cervélo (cinq coureurs) et Columbia (six coureurs). Quant à RadioShack, Francaise des Jeux, Euskaltel-Euskadi, AG2R-La Mondiale et Sky, elles s’élanceront avec sept coureurs contre huit habituellement. Le règlement prévoit un forfait global de l’équipe en dessous de six coureurs alignés, mais les circonstances exceptionnelles ont contraint les organisateurs à assouplir les règles.

Valverde pense déjà à la Flèche Wallonne

« Ils ont été très corrects et responsables », a tenu à préciser Francis Laffargue, directeur de la communication de la formation Caisse d’Epargne. Avec les seuls Imanol Erviti, David Lopez et Garcia Acosta, la formation espagnole se présentera comme la plus amoindrie. « C’est dommage parce qu’on avait coché ce rendez-vous, continue Laffargue. Nos coureurs tournaient bien et l’Amstel Gold Race était un objectif ». Particulièrement pour Alejandro Valverde. Troisième en 2008, le puncheur avait ainsi fait du triptyque ardennais un de ses objectifs de la saison.

Place donc à la Flèche Wallonne (mercredi) et Liège-Bastogne-Liège (dimanche)… sans se perdre en chemin. Après leur tentative ratée de se rendre aux Pays-Bas, Luis Leon Sanchez et Alejandro Valverde sont ainsi repartis dans leur domicile de Murcie. Les deux hommes effectuaient hier le trajet vers Hendaye (près de 900 km) en voiture, d’où ils devaient prendre ce matin un train pour arriver dans la soirée à Paris, avant de quitter la capitale lundi matin direction la Belgique. « C’est très difficile à gérer, surtout avec les grèves en France, conclut Laffargue. Mais il faut relativiser. Il y a des choses bien plus graves dans la vie. »

P.Ta.