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Paris-Nice : Bouhanni, plus fort que la douleur

Nacer Bouhanni

Nacer Bouhanni - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Comme l’an passé, Nacer Bouhanni s’est offert la première étape de Paris-Nice et le maillot jaune de leader. Une lourde chute du coureur de la FJD.fr avant le 50e km ne semblait pourtant pas augurer d’un tel final.

« Bouhanni, c’est un type qui ne renonce pas, c’est un bagarreur, c’est un gars qui en veut. » Le compliment sort de la bouche de Christian Prudhomme, directeur du Paris-Nice, dont la première étape a été remportée par le coureur de la FDJ, témoignant d’une incroyable grinta. Car si le coureur de la FDJ.fr s’est imposé au sprint devant l’Allemand John Degenkolb (Giant-Shimano), les pronostics ne penchaient pas en sa faveur après sa chute peu avant le 50e kilomètre.

Le genou gauche sanguinolent, le Français de 23 ans a souffert, fait appel au médecin à trois reprises, et s’est retrouvé sans équipiers dans le sprint final. Mais Bouhanni s’est malgré tout imposé lors de cette première étape de la « Course du soleil », comme lors de l’édition précédente, durant laquelle il avait dû abandonner après… s’être cassé les dents. 

« J'avais beaucoup de hargne »

Une étape renforcée au forceps, comme le raconte ce passionné de boxe : « Dans le dernier tour, je ne pensais plus du tout à la douleur, j’étais concentré sur mon sprint. J’ai réussi à trouver l’ouverture et à m’imposer. J’avais beaucoup de hargne. Avec la chute, c’était dur. Je me suis dit qu’aujourd’hui c’était quitte ou double : soit je gagne soit je finis loin. Mentalement, je savais que je pouvais gagner. »

Un succès et une pugnacité qui lui promettent de beaux jours, selon son directeur sportif, Thierry Bricaud. « C’est une saison où il doit confirmer toute l’attente qui est sur lui. Il fait partie des meilleurs sprinters mondiaux, donc à chaque fois qu’il y aura un sprint, on entendra Nacer Bouhanni. La meilleure réponse il l’a donnée aujourd’hui. Après une belle chute comme il a eu, ça prouve que c’est un coureur de caractère, avec un sacré tempérament. On va être appelé à le revoir de nombreuses fois », confiait ainsi le directeur de la FDJ.fr, à l’issue d’une étape également marquée par la chute, à 21 km de l’arrivée, du Français Romain Bardet, grand perdant de la journée. Le leader de l'équipe AG2R La Mondiale a perdu 1'19 à l'arrivée, tout comme Thomas Voeckler (Europcar). Lundi, les coureurs s’élanceront de Rambouillet pour rallier Saint-Georges-sur-Baulche. Lors de cette étape a priori promise aux sprinteurs, Bouhanni aura une nouvelle fois l’occasion de s’illustrer. Sur le bitume ou sur son vélo. 

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JBi avec GQ et à Mantes-la-Jolie