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Paris-Nice: comment l’UCI traque les moteurs

Un concurrent de Paris-Nice

Un concurrent de Paris-Nice - AFP

La vague de contrôles inopinés pour débusquer d’éventuels moteurs dans les vélos a bien eu lieu. Elle s’est déroulée dimanche, à Conflans-Sainte-Honorine, lieu du départ du prologue de Paris-Nice. Et tous les coureurs ont dû se soumettre à la manipulation.

C’est le passage obligé. Là où les 175 coureurs engagés dans le prologue de ce Paris-Nice ont dû mettre pied à terre. A l’entrée du sas, devant la rampe de lancement, trois commissaires UCI attendent les concurrents. Après la pesée habituelle des vélos, l’un des trois officiels passe au scanner les machines. Son appareil violet n’est pas plus grand qu’une tablette numérique. Et à en croire l’UCI, qui développe le système depuis plusieurs mois, il tendrait à se généraliser dans les prochaines semaines. La fédération internationale a d’ailleurs demandé à l’organisateur de Paris-Nice de prévoir des espaces dédiés aux différentes arrivées pour contrôler à nouveau les vélos.

Du côté des coureurs, on se plie volontiers à la manipulation. D’autant qu’elle n’a rien de contraignante. « C’est assez nouveau. Ça ne me dérange pas, témoigne Pierre Rolland, le leader français de Cannondale. Ça prend 10 secondes. De toute façon, dans l’aire de départ, on attend 3 ou 4 minutes avant son départ. Comme ça, on est tranquille à l’arrivée. » D’autres, plus curieux, interrogent directement les commissaires sur le système. « J’aurais aimé en savoir plus. Je regarderai peut-être un autre jour car là, je n’étais pas loin de prendre mon départ », continue Rolland.

Prudhomme : « Ça devrait être quasiment systématique »

Voilà en tout cas qui devrait grandement satisfaire Christian Prudhomme. « Nous avons demandé avec l’association internationale des courses cyclistes d’avoir des contrôles plus nombreux, plus fréquents et quasiment systématique pour cette fraude, détaille le directeur de course. Ça ne devrait pas être plus compliqué que ça de balayer les doutes et les rumeurs. Il faut tout faire pour lutter contre. On l’a dit et répété à Brian Cookson (président de l’UCI, ndlr). Il a fait des déclarations qui me vont. Maintenant, il faut que ce soit concrétisé sur le terrain. Je n’imagine pas une seule seconde qu’on ne voit pas de nombreux contrôles sur ce Paris-Nice. »