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Paris-Nice / Genevois : «Un climat à restaurer avec l’UCI»

Le patron de l'AFLD Bruno Genevois

Le patron de l'AFLD Bruno Genevois - -

L’AFLD a décidé de ne pas réaliser les contrôles antidopage sur la « course au soleil », qui s’élancera le 3 mars de Versailles. Le résultat de relations avec l’UCI qui se sont détériorées dans la foulée des révélations de l’affaire Armstrong.

Président Genevois, pourquoi cette décision ?

Nous avons une convention avec l’UCI qui requiert une actualisation chaque année pour quatre grandes courses : Paris-Nice, Paris-Roubaix, le Critérium du Dauphiné et le Tour de France. Il y a eu des discussions, mais le collège a été sensible au fait que le cyclisme a été très secoué par l’affaire Armstrong, et que les éléments dont on dispose font apparaitre que la recherche de la vérité n’avait pas été suffisamment engagée.

Est-ce sans appel ?

Le collège a pensé que l’UCI devait faire la lumière sur les errements passés. Si des pas sont accomplis en ce sens, on ne ferme pas la porte pour d’autres compétitions que Paris-Nice. Mais on ne peut pas continuer comme si de rien n’était. Il y a un climat à restaurer sur le plan du principe avec l’UCI.

Les tensions qui sont apparues lors des discussions récentes expliquent-elles aussi cette décision ?

C’est tout le fond du débat. Il y a eu des avancées avec l’UCI sur certains points. Je parle de la transmission des données de géolocalisation des coureurs au printemps lors de la reconnaissance du parcours par les coureurs. L’UCI a laissé entendre, si le service juridique donne son accord, qu’il serait possible d’avoir des renseignements sur le passeport biologique. Sur d’autres points, la discussion est moins avancée, et pour la poursuivre, il fallait un mandat du collège. Le collège a estimé qu’au préalable, il fallait clarifier le passé mis en évidence par le cas Armstrong.

Qui mènera les contrôles sur Paris-Nice ?

C’est une responsabilité de l’UCI qui devra solliciter le concours de la fédération française de cyclisme et faire comme ils avaient fait en 2010.

Propos recueillis par Louis Chenaille