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Sergeant : « Gilbert vise la gagne »

Le coureur belge a soif de victoire.

Le coureur belge a soif de victoire. - -

Une semaine après avoir remporté l’Amstel Gold Race, le Belge Philippe Gilbert rêve d’un doublé sur ses terres ce dimanche dans la Doyenne des classiques. Son manager chez Omega-Pharma Lotto l’en croit capable.

Marc Sergeant, Philippe Gilbert peut-il s’imposer sur la Doyenne des classiques ?
Il y a quelques années, certains pensaient que c’était impossible. Mais avec sa condition et la facilité avec laquelle il a gagné l’Amstel (la semaine dernière, ndlr), c’est dans ses cordes. Sur la Flèche Wallonne, ce n’est pas son style d’arrivée et il termine pourtant sixième à une dizaine de secondes d’un super Cadel Evans. Il est en droit de rêver car pour lui, c’est un rêve de gagner cette course.

Il faudra pourtant se défaire de la surveillance de ses adversaires…
Philippe est fort dans sa tête. Il n’a pas peur des adversaires. Et puis il reste sur une série presque exceptionnelle : neuvième sur Milan-San Remo, sixième à la Flèche Wallonne et entre les deux courses, il ne fait pratiquement que des Top 10. C’est presque impossible à réaliser. En début de saison, on le savait capable de gagner partout, mais pas toutes les courses en une année. C’est déjà bien qu’il ait gagné l’Amstel Gold Race.

On se souvient de son incroyable série de la fin de saison dernière (ndlr, victoire sur la Coppa Sabatini, Paris-Tours, le Tour du Piémont et le Tour de Lombardie). L’avez-vous trouvé changé depuis cet hiver ?
Pas cet hiver, mais la saison dernière. Lors des classiques, il était dans la même forme que cette année, mais il n’était pas prêt mentalement. Il n’avait pas encore l’expérience de la victoire. Il l’a peu à peu apprise. Je suis désormais convaincu qu’il peut gagner à Liège.

De France, on a le sentiment que ce n’est plus le Philippe Gilbert de la Française des Jeux…
Il aimait cette équipe, mais il nous a choisis pour gagner des classiques. Pas pour faire des Grands Tours. Il a acquis de l’expérience dans une équipe française, mais aujourd’hui, il vise la gagne.

On sait qu’il ne fait pas de Paris-Roubaix un de ses objectifs. Espérez-vous le faire un jour changer d’avis pour, pourquoi pas, le voir s’imposer sur les cinq Monuments du cyclisme (ndlr : Tour de Lombardie, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, le Tour des Flandres et Milan-San Remo) ?
Il est assez malin et sait que c’est impossible d’inclure Paris-Roubaix dans son programme en fonction de ses objectifs actuels. Mais je suis convaincu qu’après quelques belles années, il pourra de nouveau tenter sa chance. Je suis sûr qu’il peut s’y imposer.