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Une Vuelta de haute voltige

Vincenzo Nibali en mai dernier lors de sa victoire au Giro.

Vincenzo Nibali en mai dernier lors de sa victoire au Giro. - -

Ce samedi s’élance de Vilanova de Arousa-Sanxenxo le 68e Tour d’Espagne (du 24 août au 15 septembre). Une Vuelta taillée sur mesure pour les grimpeurs (10 arrivées au sommet !) et les challengers du dernier Tour arrivés loin derrière Froome.

Nibali favori

Déjà lauréat de la Vuelta en 2010, Vincenzo Nibali a les épaules pour récidiver cette année. Et réaliser le doublé avec le Giro (que seuls Merckx, Battaglin et Contador ont réalisé), empoché fin mai avec autorité. Si l’Italien a fait des prochains Mondiaux sur route de Florence son objectif affirmé (le 29 septembre), nul doute que le leader d’Astana -entouré pour l’occasion de Fuglsang et Brajkovic- n’a pas décidé de franchir les Pyrénées juste pour y faire de la figuration. « Je sais que je peux gérer deux Grands Tours dans une saison, affirme le Requin de Messine. En 2010, j'ai terminé 3e du Giro et j’ai gagné la Vuelta. Cette année, j’ai encore mûri, je sais ce dont je suis capable. Mais je ne suis pas un robot non plus, je ne suis pas Superman… »

Quatre hommes en colère

Sur le Tour, tous ont dû se contenter des miettes laissées par Chris Froome. Sur les routes espagnoles, cette fois-ci, par question de laisser passer leur tour. Relégués au général à un minimum de plus de cinq minutes du « Kenyan blanc » le mois dernier sur la Grande Boucle, Joaquim Rodriguez (Team Katusha, 3e), Roman Kreuziger (Saxo Tinkoff, 5e), Bauke Mollema (6e, Belkin) et Alejandro Valverde (Movistar, 8e) visent cette fois-ci la pole-position. Mais la concurrence sera très rude, notamment en raison de la participation de Vincenzo Nibali (voir ci-dessus), Samuel Sanchez (Euskatel-Euskadi), Ivan Basso (Cannondale), Sergio Henao (voir ci-dessous), Chris Horner (RadioShack-Leopard) ou encore Carlos-Alberto Betancur (AG2R-La Mondiale).

Henao comme Quitana ?

Après Bradley Wiggins sur le Giro puis Christopher Froome sur le Tour de France, la formation Sky aura pour leader lors de cette 68e Vuelta le Colombien Sergio Henao. A 25 ans, le grimpeur sud-américain est gonflé à bloc après la performance réalisée lors de la dernière Grande Boucle par son compatriote Nairo Quintana, à la fois vainqueur d’une étape (la 20e), meilleur grimpeur et meilleur jeune, et surtout dauphin de Froome au général. Et croit fort en ses chances. « C'est un honneur d'être retenu comme leader de l'équipe et c'est une responsabilité que je veux essayer d'assumer, a-t-il déclaré. La Vuelta est une immense et importante course pour moi, et un prestigieux événement. »

Pinot en rattrapage

Contraint à l’abandon lors du dernier Tour de France alors qu’il y visait au minimum le Top 10, Thibaut Pinot a fait de cette Vuelta sa session de rattrapage. Tétanisé par l’exercice de la descente de cols, le grimpeur de la FDJ.fr devrait cette fois-ci se régaler puisque 10 arrivées seront jugées au sommet. Une aubaine. « Après mon Tour, j’ai une grande envie de courir et d’oublier tout ça, confie le joyau du cyclisme français. Mon objectif sera surtout de me relancer avec, pourquoi pas, une victoire d’étape et une belle place au général. C’est un parcours qui est fait pour moi. Il est un peu taillé sur mesure par rapport à mes qualités. Le fait qu’il n’y ait pas d’arrivée en descente, ça va m’avantager. »

GM