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Voeckler en tête des suffrages

Thomas Voeckler

Thomas Voeckler - -

Champion de France en titre, Thomas Voeckler est le grand favori à sa propre succession, dimanche à Boulogne-sur-Mer. Une chose est sure, le futur porteur du maillot tricolore devra être malin et costaud.

Six ans après le sacre de Pierrick Fédrigo, le Nord va une nouvelle fois être le théâtre d’une âpre bataille pour le maillot bleu-blanc-rouge. C’est à Boulogne-sur-Mer que le peloton de 172 coureurs devra de nouveau dompter les difficultés de la région. « C’est un parcours pour un costaud, pour un homme fort », prévient Cyrille Guimard, consultant RMC. Et pour ajouter un peu de piment, la météo aura son rôle à jouer puisque vent et soleil (25° annoncés) sont attendus. « Il faudra se réadapter », poursuit Guimard.

Au programme du jour : quinze tours de 13,7 kilomètres. Un rythme soutenu qui garantira un écrémage progressif et dégagera une première tendance des postulants à la victoire finale. « Le circuit n’est pas très long. Il y aura pas mal de répétition. Les difficultés vont revenir très vite, explique Laurent Jalabert, sélectionneur de l’équipe de France. Il y aura peu de temps de récupération. Si on ajoute à ça la distance de 234 kilomètres, on aura une course d’usure et un beau champion de France. Il faudra être en bonne condition pour gagner. »

Des places en jeu pour le Tour

Le futur porteur du maillot tricolore devra tenir la distance, être costaud et mettre en avant sa science de la course. Un profil qui sied parfaitement à Thomas Voeckler, l’actuel champion de France. « Il est le vrai patron du cyclisme, s’enthousiasme Guimard. Il est entouré de personnalités comme Christophe Kern qui vient de réaliser de très belles choses sur le Critérium du Dauphiné. »

D’autres coureurs peuvent bénéficier du marquage qui peut s’opérer entre Europcar, la Française des Jeux ou AG2R avec John Gadret. Pourquoi pas Sylvain Chavanel, même si le coureur de la QuickStep ne pourra compter que sur le seul soutien de son coéquipier Jérôme Pineau. Les bonnes surprises ne sont donc pas à exclure. D’autant qu’à une semaine du départ du Tour de France, les équipes n’ont pas encore arrêté leur choix de sélection. L’occasion est trop belle de se mettre en avant.

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Ferrier-Bruneau coiffe Longo au poteau|||

Elle avait pourtant rappelé que la course en ligne n’était pas sa tasse de thé. La pluie l’a même contrariée : « Je me suis dit : “je ne pars pas, il fait trop mauvais’’. » Non seulement, Jeannie Longo a pris le départ, mais elle est même passée toute près d’un 59e titre national, samedi à Boulogne-sur-Mer. Dans le coup jusqu’au final, elle n’a été battue que par Christel Ferrier-Bruneau, deux jours après s’être couvert d’or dans le contre-la-montre. Ses 58 titres et sa longévité au plus haut niveau ont pourtant fait douter ses concurrentes. « Je me suis dit qu’il fallait faire attention. Elle est forte et elle a de l’expérience, raconte Christel Ferrier-Bruneau. Il fallait vraiment tout donner dans la bosse et avoir le plus d’avance possible pour aborder ce final. » A 52 ans, Jeannie Longo a encore des objectifs en tête. Le prochain sera les Championnats du monde à Copenhague en septembre. Pour les JO de Londres, elle réserve encore sa réponse.