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Voeckler : « Je sentais l’impatience du public »

En difficulté en début de Tour, Thomas Voeckler rayonne après son succès du jour

En difficulté en début de Tour, Thomas Voeckler rayonne après son succès du jour - -

Champion de France en titre, Thomas Voeckler ne cache pas sa fierté d’avoir enlevé, après 87 kilomètres d’échappée, la 15e étape du Tour de France entre Pamiers et Bagnères-de-Luchon.

Thomas Voeckler, racontez-nous cette magnifique victoire ?
C’est une joie intérieure. J’ai même ralenti pour passer la ligne d’arrivée le plus lentement possible. Je ressens de la fierté. Si, cette année, je n’avais pas gagné, cela n’aurait pas été dramatique mais il y a une fierté nationale. Porter le maillot bleu-blanc-rouge est très important pour le public. Je sentais de l’impatience de la part des gens depuis ces derniers jours, lorsque j’étais à la traîne. Je suis heureux d’offrir cette victoire aux Français.

Vous sembliez en difficulté ces derniers jours ?
J’ai passé quelques jours difficiles. De l’extérieur, je peux passer pour un mec un peu mal poli, bougon et renfermé. Je sentais que les jambes revenaient mais je me faisais contrer à chaque fois. Je n’arrivais pas à saisir les occasions. Aujourd’hui, je me sentais bien. Je suis un peu sur un petit nuage. Le vélo est incroyable après les journées galères que j’ai vécues. 

Etes-vous choqué qu’Alberto Contador ait attaqué lorsqu’Andy Schleck a déraillé ?
Non. Cela ne me choque pas. Cela fait partie du vélo. Schleck a eu un problème mécanique. Imaginez que lors de la victoire finale sur les Champs-Elysées, Contador perde le maillot jaune pour une dizaine de secondes. Je pense que j’aurais fait la même chose que Contador. J’ai quelque doute sur les cyclistes qui disent qu’ils n’auraient pas agi de la sorte.

PYL