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eSport: la NBA 2K League prête à démarrer… et elle s’annonce sensationnelle

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Lancée en janvier dernier par le biais de ses qualifications, la NBA 2K League a connu son premier temps fort dans la nuit de mercredi à jeudi, avec sa Draft. Un événement orchestré comme la vraie, et qui va changer la vie de 102 joueurs désormais professionnels au sein des 17 franchises engagées, dans des conditions de rêve.

Une Draft plus vraie que nature

Annoncée lors du lancement de la phase de qualifications, la Draft de la première NBA 2K League promettait d’être un vrai show. Mais le résultat s’est révélé bien plus saisissant encore dans la nuit de mercredi à jeudi. Effectuée au Madison Square Garden de New York – l’habituelle antre des Knicks – la cérémonie a envoyé du bois d’entrée, avec le commissaire en chef de la NBA, Adam Silver, pour annoncer le premier choix de draft, alors qu’un tirage effectué et révélé en amont avait dévoilé l’ordre de tirage des différentes franchises.

Un choix d’ailleurs, qui avait déjà fuité quelques heures avant sur le net sur le compte Twitter d’un certain Adrian Wojnarowski. Ce dernier n’est autre que le Monsieur Transferts de la NBA, réputé d’ordinaire pour annoncer en avance les mouvements des vrais joueurs, comme celui de Blake Griffin à Detroit par le passé. Cette fois, c’est l’arrivée du jeune Artreyo "Dimez" Boyd, chez les Mavs Gaming (la division eSport des Dallas Mavericks), qu’il a soufflé avant tout le monde. Et le jeune homme a eu l’immense honneur d’être félicité par Mark Cuban, le proprio des Mavs en personne. Si, si.

Des joueurs mieux payés que dans certaines divisions

Comme en NBA, sortir au premier tour de draft de la NBA 2K League ou dans les tours suivants, cela peut littéralement changer toute votre vie. C’est le cas pour les 102 joueurs finalement répartis au sein des 17 franchises ayant répondu à l’appel de la Ligue américaine (celle-ci espère pouvoir intégrer les 30 dès la saison prochaine). Si l’ensemble des heureux élus seront logés par leur nouvelle structure et signeront la même durée de contrat, à savoir de six mois, ils n’auront pas tous le même salaire: 35.000 dollars sur la période donc pour les premiers tours de draft, 32.000 dollars pour les autres. Soit une rémunération plus importante que celles de certains joueurs évoluant en G League (la ligue de développement de la NBA) ou de joueuses de WNBA. De quoi donner de sérieux idées à certains.

Des joueurs déjà charismatiques

Si l’engouement a été très fort au pays de l’Oncle Sam pour cette Draft en tout point similaire à la vraie, il faudra mesurer l’intérêt sur la durée pour cette NBA 2K League. Celui-ci dépendra beaucoup du charisme des joueurs et bon nombre d’entre eux se sont déjà signalés lors de leur présentation, casquette de leur franchise visée sur le crâne, avec des petits clins d’œil à d’anciens rookies draftés dans le passé, comme John Wall, le meneur de jeu des Washington Wizards et son célèbre "Maman, on l’a fait!". Parmi les joueurs de la League, on retrouve de nombreux talents éprouvés sur NBA 2K, dont "Dimez", vainqueur l’année passée d’un tournoi à 250.000 dollars avec son équipe de l’époque Still Trill et qui a confessé au moment de sa présentation, avoir joué jusqu’à 14 heures par jour pour mettre toutes les chances de son côté pendant la phase de qualifications. Pas dit qu’il se relâche dans les mois à venir.

"Biq Shaq" en renfort

Des joueurs charismatiques, OK. Des installations dignes d’un camp d’entraînement, OK. Adam Silver aux manettes lors de la Draft, OK. Mais une petite figure de proue, c’est bien aussi. La NBA 2K League l’a peut-être trouvé avec Shaquille O’Neal. Ce dernier a tout simplement été nommé ce lundi General Manager de la division eSport des Sacramento Kings, les Kings Guard. Une annonce de taille et qui apporte encore plus de crédibilité à l’ensemble de cette League, qui pourraient compter d’autres renforts de ce type dans les semaines à venir.

Un investissement total de la NBA…

On a parlé des salaires importants qui allaient être alloués aux gamers défendant les couleurs des franchises engagées dans la League. La précision est d’importance : cette rémunération est à l’ordre de la NBA elle-même et non pas des équipes, qui s’occupent du logement de leurs nouvelles égéries, à l’image des Mavs, qui ont mis le paquet pour offrir un vrai lieu de vie à ses joueurs. Preuve que la Ligue prend très au sérieux sa compétition esportive, qui débutera officiellement au mois de mai pour s’achever en août prochain. Le cashprize est lui aussi d’importance : 1 million de dollars qui seront distribués selon les performances des uns et des autres, la plus grosse part du gâteau étant évidemment réservé au champion. A cela, devrait s’ajouter la création de tournois promotionnels (notamment au moment des playoffs NBA), afin de garantir un intérêt constant pour ce qu’Adam Silver a d’ores et déjà qualifié de 4e Ligue, pour des joueurs qu'ils considèrent comme des athlètes. C’est dire la perception de la NBA pour son nouveau bébé.

… mais sans Français

C’est le principal bémol de cette League. Sur les 72 000 joueurs ayant tenté leur chance, les 250 d’abord retenus, puis les 102 "scoutés" en ligne par les recruteurs affectés à chaque franchise, aucun Français n’a finalement réussi à tirer son épingle du jeu et à décrocher le droit de vivre son rêve américain. Sur les 102 draftés, seuls sept d’entre eux ne sont pas originaires des Etats-Unis. L’Europe sera un peu représentée, avec trois joueurs, deux Allemands et un Anglais. Si la League s’annonce belle et bien excitante, elle gagnera forcément en audience et succès si elle pouvait compter, à l’avenir, sur plus d’éléments issus du Vieux Continent. Et sur un contingent de joueuses féminines, l’autre souhait d’Adam Silver.

VIDÉO. ES1 TV, première chaîne TV dédiée à l'e-Sport en France

Alix Dulac