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Les Bleus font briller le collectif

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La France a conclu les Mondiaux d’escrime ce lundi avec la médaille de bronze de l’équipe masculine de fleuret. Les Bleus quittent Budapest avec trois médailles, toutes obtenus par équipes. Un bilan sans éclat, mais prometteur.

Il va falloir s’y faire. La France ne fait plus partie de l’élite internationale de l’escrime. Les Mondiaux de Budapest en ont apporté la confirmation cette semaine. Dans la capitale hongroise, les Bleus ne se sont pas vraiment montrés étincelants. Loin de là. Mais ils n’ont pas non plus sombré, comme leur début de compétition cauchemardesque pouvait le laisser craindre. Avec une médaille d’argent décrochée par l’équipe féminine de fleuret et deux de bronze enlevées par les équipes masculines d’épée et de fleuret, le bilan est correct. Mention passable et objectif atteint pour la direction technique nationale, qui attendait au moins trois breloques. Comme à Catane en 2011. Mais bien loin des campagnes euphoriques qui ont rythmé le cœur des années 2000.

Si les Bleus ont su élever leur niveau en groupe sur les bords du Danube, ils ont perdu leurs moyens seuls face à leurs destins. Le bilan individuel est à ce titre inquiétant. Aucun tireur français n’a atteint les quarts de finale dans sa discipline. Logique au regard des classements mondiaux, mais révélateur d’une incapacité à se sublimer lors d’un grand rendez-vous. A l’inverse du judo, il n’y a pas de Teddy Riner pour tirer tout le monde vers le haut. Et il y a toujours aussi peu de moyens, comparé aux nations majeures comme la Russie, l’Italie ou la Chine, qui bénéficient de staffs bien plus élargis. En attendant l’émergence de nouvelles stars, l’escrime française s’en remet donc à sa force collective.

Une ambiance assainie

Dans le sillage des trois médailles récoltées, les épéistes féminines ont échoué au pied du podium, avec une équipe très jeune (21 ans de moyenne d’âge). De bon augure pour l’avenir, à l’image de leurs homologues masculins, pourtant privés de Yannick Borel et Gauthier Grumier. D’autant que la moitié des tireurs de l’équipe de France disputait ses premiers Mondiaux, avec l’objectif affiché d’être prêts pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016. D’ici là, la France devrait évoluer dans une atmosphère plus sereine. A Budapest, la délégation tricolore est apparue soudée et unie. Loin des récentes tensions qui ont émaillé son quotidien. Une note d’optimisme qu’il convient désormais de traduire par des résultats plus significatifs dès les prochaines échéances.

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Alexandre Jaquin avec Rodolphe Massé et à Budapest