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Allemagne: les auteurs d'insultes racistes contre Sané et Gündogan se livrent à la police

Trois hommes auteurs d'insultes racistes contre des joueurs lors du match Allemagne-Serbie mercredi (1-1) se sont livrés à la police après la mise en ligne d'une vidéo prise par un supporter, indique vendredi la police de Wolfsburg.

Confondus par la technologie, ils ont avoué. Les trois hommes, auteurs d'insultes racistes lors du match amical Allemagne-Serbie (1-1), dont les images ont circulé sur Facebook, se sont présentés jeudi au commissariat de Wolfsburg et ont avoué qu'ils étaient les trois auteurs présumés des faits.

"Dans une première déposition, ils ont livré leur vision des faits", a déclaré Thomas Figge, porte-parole de la police locale. Pendant le match, un supporter avait observé et filmé ces spectateurs insultant systématiquement les joueurs allemands Leroy Sané et Ilkay Gündogan.

Il avait ensuite posté sa vidéo sur Facebook, suscitant des réactions outrées en Allemagne. La Fédération allemande de football (DFB) avait annoncé vendredi matin son intention de faire interdire de stade les auteurs des faits et de déposer une plainte contre eux.

Les trois hommes auraient scandé "Heil Hitler"

Le témoin, identifié par Bild comme André Voigt, un journaliste venu au stade en simple spectateur, a raconté au journal: "A chaque fois que Sané touchait la balle, il était question de nègre. Gündogan était traité de Turc. Ils parlaient un pseudo-turc lorsqu'il touchait la balle. Et puis de nouveau 'nègre, nègre, nègre'".

Selon ce journaliste, les hommes auraient également scandé "Heil Hitler". Il s'agit d'hommes âgés de 30 à 40 ans, a précisé M. Figge: "La police va poursuivre son enquête pour incitation à la haine et transmettre le dossier au parquet en début de semaine prochaine".

Sané est né d'un père sénégalais et d'une mère allemande. Gündogan, fils d'immigrés turcs, s'était retrouvé l'été dernier au centre d'une violente polémique autour de ses origines, après une rencontre controversée avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Avec AFP