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Bolivie: victime d'insultes racistes, il quitte le terrain en plein match

En première division bolivienne, un joueur brésilien a quitté lundi soir le terrain en plein match après avoir été visé par des insultes racistes et des cris de singe.

Si des débordements racistes ont régulièrement lieu dans les stades d'Europe, les autres continents ne sont pas épargnés non plus. Lundi soir, dans le championnat bolivien, Serginho, attaquant brésilien de Wilstermann, a ainsi décidé de quitter le terrain en pleine rencontre, excédé par le comportement des fans de Blooming.

Alors qu'il s'apprêtait à tirer un corner en fin de match, le joueur de 34 ans a été visé selon lui par plusieurs insultes racistes ainsi que des cris de singe, et il a donc traversé le terrain - en passant devant un arbitre peu concerné - pour regagner son vestiaire, dans une scène rappelant la réaction de Samuel Eto'o à Saragosse en 2006 (qui avait été retenu par ses partenaires).

Le président a réagi

Si la rencontre est allée à son terme (2-0 pour Blooming), le geste de Serginho a tout de même fait parler, et le président Evo Morales lui a apporté son soutien sur les réseaux sociaux. "Le football est un sport qui unit les gens, nous ne devons pas permettre qu’il soit souillé par ces actes discriminatoires", a écrit le chef d'état.

Selon un journaliste local, le joueur brésilien souhaiterait quitter la Bolivie, car les insultes à son encontre seraient trop fréquentes. Sur la vidéo de sa sortie de terrain, on peut d'ailleurs entendre le commentateur faire une déclaration assez triste, en expliquant qu'un "footballeur sait à quoi il s'expose".

CC